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Le second souffle

Le second souffle de Philippe Pozzo di Borgo, Editions Bayard, octobre 2011, 279 pages, 14,90 €,autobiographie

Quatrième de couverture :

“Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m’a soigné sans discontinuité, comme si j’étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant toutes mes absences, il m’a délivré quand j’étais prisonnier, protégé quand j’étais faible. Il m’a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien.”

L’histoire vraie de la rencontre improbable du riche privilégié tétraplégique et du jeune beur de banlieue a inspiré les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano pour leur nouveau film “Intouchables”, avec François Cluzet et Omar Sy.

En 1993, Philippe Pozzo di Borgo est directeur délégué des champagnes Pommery (groupe LVMH) lorsqu’une chute en parapente le laisse tétraplégique. Il a 42 ans. Héritier de deux grandes familles françaises, il découvre l’exclusion à la suite de cet accident. Abdel, issu de l’immigration, devient son “diable gardien”, et le maintient en vie pendant 10 ans entre drames et farces. Voici la nouvelle édition augmentée du récit des dix dernières années, qui inspira le scénario du film.

Mon avis :

Pas d’extrait car il y en a déjà un dans la quatrième de couverture.

Le bibliothécaire, en me donnant le livre, m’avait prévenu : “attention, c’est l’histoire vraie, pas le film !”. Il a bien fait !

C’est un livre intéressant, qui dit la douleur comme les bons moments, qui m’a fait découvrir la vie d’un tétraplégique.

Philippe Pozzo di Borgo commence son livre en parlant de son passé, de jeune enfant à l’adulte qu’il est devenu, avant ses 42 ans. Puis arrive le moment de l’accident, dont il ne parle pas : il y a un avant, puis un après. La vie bascule dans le silence et l’enfer qui suit avec la mort de sa femme.

Un livre qui m’a dérouté par moment, d’autant plus que j’avais vu le film et que je pensais y retrouver quelques anecdotes ; ça a été le cas dans la deuxième partie du livre : le “Diable Gardien”, mais souvent c’est différent.

J’ai également apprécié la préface. En voici un extrait : “Je voulais écrire un livre qui ne soit pas un simple divertissement. Je ne voulais pas faire du malheur un portrait “réaliste”, avec sa dose de ressentiments et bons sentiments qui confinent à la condescendance. Pas non plus d’optimisme de commande, dérisoire mensonge !”. Mission accomplie !

Mais il faut savoir que son histoire ne s’arrête pas à la tétraplégie, mais à l’humain qui se découvre aussi dans l’amour d’une femme…

Un livre qui se lit très vite, d’un style agréable, une autobiographie sans concession tout comme peut l’être la vie.

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