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La Boiteuse

La Boiteuse, Un hommage à la famille, à la tendresse, à l’amour de Marthe Gagnon-Thibaudeau, Editions “Succès du Livre Collection”, roman, 2005.

Quatrième de couverture :

“La jeunesse de Gervaise Lamoureux n’est pas rose. Après avoir vu, à l’âge de 3 ans, sa tante mourir de tuberculose, elle est blessée et reste boiteuse. Sa mère devient folle, son frère quitte la ferme familiale et son père s’endette pour lui payer des soins.

Gervaise se retrouve alors pensionnaire dans la famille Lamont où elle s’entend bien avec la petite Julie et Juliette sa mère, mais le père bat sa femme et Gervaise s’enfuit. Elle est recueillie par un brave curé qui la confie à une riche demoiselle, Anita Labrèche, laquelle lui donne une bonne éducation.

A la mort de sa bienfaitrice, Gervaise se retrouve dans un couvent où elle n’est pas très heureuse. Il lui faudra la rencontre de Télesphore Langevin, veuf et père de six enfants, pour découvrir l’amour. Alors qu’elle attend un enfant de lui, Gervaise commence à croire au bonheur.”

Après avoir vécu de nombreuses années loin de son Québec natal, Marthe Gagnon-Thibaudeau se découvre une passion pour l’écriture. En quelques années, elle écrit six romans, dont “Pure laine, pur coton” et “Le Mouton noir de la famille” qui rencontrent aussitôt un large public.

Extrait, page 12 :

“Furieuse, Lucette saisit l’enfant, et la roua de coups. La pauvre petite, sidérée, subit la colère de sa mère et ne fit aucun mouvement pour tenter de se protéger. Et Lucette frappa, frappa encore.

– Arrête, Lucette, arrête, tu vas la tuer ! hurla la malade.

Mais Lucette n’entendit pas. La fillette, clouée au sol, criait à rendre l’âme. Marie, effrayée, se leva avec peine, s’empêtra dans sa longue robe de nuit et tomba de tout son long sur l’enfant qu’elle chercha à protéger.”

Mon avis :

Un livre passionnant qu’on dévore et dont on dit après avoir lu la dernière ligne : “Comment ? C’est déjà fini ?”

Et une quatrième de couverture qui manque d’exactitude, comme si la personne chargée de l’écrire, avait lu le livre en diagonale… Mais ce n’est qu’un détail….

J’ai adoré… Les images ont défilé… Jai tout oublié… y compris le temps qui passe ! C’est un livre ensorceleur, dès qu’on le commence, il faut le finir, on veut savoir, comprendre…

Jamais la tension ne descend, le plaisir de la lecture est constant, et on vibre d’émotions en même temps que l’héroïne.

Nous voilà au Québec, au début du XXème siècle, et la vie de Gervaise défile, plus ou moins vite selon les évènements qui s’y produisent. Comment ne pas s’attacher à cette jeune femme dont la vie a mal démarré, mais dont le père a fait tout ce qu’il était humainement possible de faire au point de se sacrifier pour sa fille.

Si j’avais un livre à recommander, ce serait celui-là. N’hésitez pas, lisez-le !

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