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Le second souffle

Le second souffle de Philippe Pozzo di Borgo, Editions Bayard, octobre 2011, 279 pages, 14,90 €,autobiographie

Quatrième de couverture :

“Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m’a soigné sans discontinuité, comme si j’étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant toutes mes absences, il m’a délivré quand j’étais prisonnier, protégé quand j’étais faible. Il m’a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien.”

L’histoire vraie de la rencontre improbable du riche privilégié tétraplégique et du jeune beur de banlieue a inspiré les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano pour leur nouveau film “Intouchables”, avec François Cluzet et Omar Sy.

En 1993, Philippe Pozzo di Borgo est directeur délégué des champagnes Pommery (groupe LVMH) lorsqu’une chute en parapente le laisse tétraplégique. Il a 42 ans. Héritier de deux grandes familles françaises, il découvre l’exclusion à la suite de cet accident. Abdel, issu de l’immigration, devient son “diable gardien”, et le maintient en vie pendant 10 ans entre drames et farces. Voici la nouvelle édition augmentée du récit des dix dernières années, qui inspira le scénario du film.

Mon avis :

Pas d’extrait car il y en a déjà un dans la quatrième de couverture.

Le bibliothécaire, en me donnant le livre, m’avait prévenu : “attention, c’est l’histoire vraie, pas le film !”. Il a bien fait !

C’est un livre intéressant, qui dit la douleur comme les bons moments, qui m’a fait découvrir la vie d’un tétraplégique.

Philippe Pozzo di Borgo commence son livre en parlant de son passé, de jeune enfant à l’adulte qu’il est devenu, avant ses 42 ans. Puis arrive le moment de l’accident, dont il ne parle pas : il y a un avant, puis un après. La vie bascule dans le silence et l’enfer qui suit avec la mort de sa femme.

Un livre qui m’a dérouté par moment, d’autant plus que j’avais vu le film et que je pensais y retrouver quelques anecdotes ; ça a été le cas dans la deuxième partie du livre : le “Diable Gardien”, mais souvent c’est différent.

J’ai également apprécié la préface. En voici un extrait : “Je voulais écrire un livre qui ne soit pas un simple divertissement. Je ne voulais pas faire du malheur un portrait “réaliste”, avec sa dose de ressentiments et bons sentiments qui confinent à la condescendance. Pas non plus d’optimisme de commande, dérisoire mensonge !”. Mission accomplie !

Mais il faut savoir que son histoire ne s’arrête pas à la tétraplégie, mais à l’humain qui se découvre aussi dans l’amour d’une femme…

Un livre qui se lit très vite, d’un style agréable, une autobiographie sans concession tout comme peut l’être la vie.

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Classé dans autobiographie

Les Révoltés de Cordoue

Les Révoltés de Cordoue, d’Ildefonso Falcones, Editions Robert Lafont, 876 pages, 23,90 €, 2011, roman historique traduit de l’espagnol par Marie Plantagenêt.

Quatrième de couverture :

“Un royaume déchiré entre deux religions, un amour sans limites, un homme face à son destin…

1568, Royaume de Grenade. Ecrasés par l’Inquisition, humiliés par des années d’oppression, les Maures prennent les armes et font couler le sang dans les villages blancs de la Sierra Nevada. Né d’une Mauresque violée par un prêtre catholique, Hernando dit “le Nazaréen”, en raison de ses yeux bleus, est entraîné dans ce combat qu’il fait sien. Méprisé par les uns, rejeté par les autres, il est confronté durant l’insurrection à la violence et à la cruauté des deux parties ; il va surtout rencontrer celle qui deviendra son grand amour.

Tour à tour muletier, esclave entre les mains des Barbaresques, dresseur dans les haras royaux de Cordoue, et lettré à la Cour, Hernando, porté par la superbe et courage Fatima, n’aura de cesse de lutter, au péril de sa vie, pour réconcilier les deux religions en guerre et rendre à sa culture la dignité et la place qu’elle mérite.

A la suite de ses inoubliables héros, Hernando et Fatima, “les Révoltés de Cordoue” nous entraîne dans une fresque historique et amoureuse, traversée par le rêve de tout un peuple. Au souffle romanesque et au talent de conteur d’Ildefonso Falcones, s’ajoute une sensibilité à des thèmes – la tolérance, le droit à la différence – dont l’écho se prolonge jusqu’à nous.”

Barcelonais de naissance, Ildefonso Falcones vit dans la capitale catalane, où il exerce la profession d’avocat. Grand lecteur et fin connaisseur de l’Espagne médiévale, il a consacré dix années à l’écriture de “La Cathédrale de la mer”, son premier roman, qui lui a valu une renommée internationale. “Les Révoltés de Cordoue” s’est déjà vendu à plus d’un million d’exemplaires dans le monde.

Extrait page 15 :

“Juviles, Alpujarras, royaume de Grenade

Dimanche 12 décembre 1568

Le carillon appelant à la grand-messe de dix heures du matin fendit l’atmosphère glaciale qui enveloppait le petit village, situé sur un des nombreux contreforts de la Sierra Nevada ; son écho métallique se perdit dans les profondeurs des ravins, comme s’il voulait s’écraser contre le flanc de la Contraviesa, la chaîne montagneuse qui, au sud, entoure la vallée fertile traversée par le Gualdafeo, l’Adra et l’Andarax, trois rivières arrosées par d’innombrables affluents qui descendent des sommets enneigés.”

Mon avis :

En écrivant la première phrase du livre (l’extrait), je comprends de ce qui m’a gêné par moment : la longueur des phrases… mais autant dire que ce n’était que par moments ! Ce qui m’a été vraiment difficile à lire, c’est la violence qui régnait en maître à cette époque au point d’être parfois obligée de laisser le livre fermé quelques temps. Je me suis même dit que je n’irais pas au bout du pavé à cause de ça !

Qu’on se le dise : je n’aime pas la guerre ! (Bon, en même temps, je n’avais qu’à choisir un autre livre… j’avais été prévenue dans la quatrième de couverture que je lis toujours avant d’ouvrir un bouquin, sourire).

Mais ce livre m’attirait invariablement : il fallait, vous entendez ?,  il fallait que je sache ce qui allait arriver à Hernando et Fatima !

Dès le début, je suis entrée dans la peau d’Hernando… et n’en suis jamais sortie. Ce qui lui arrivait me touchait. Et si je ne comprenais pas toujours les réactions de Fatima, souvent surprenantes pour moi, j’admirais ce personnage de femme passionnée, défendant ses convictions, se résignant parfois pour mieux se défendre par la suite. Et Hernando, homme qui s’adapte aux évènements, homme de coeur, dont la raison de vivre – trouver une source d’apaisement entre l’islam et le catholicisme – le fait s’éloigner des siens, rejeté, éprouvé quand il ne fait, à son niveau, que ce que les autres font… Mais attention, ce n’est pas un livre de religion mais un livre qui nous emmène dans la guerre de religions.

Tolérance, droit à la différence, amour, moins d’injustice sont des valeurs que je porte et que je retrouve dans ce livre qui m’a touché bien plus que je ne l’aurai cru.

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Classé dans roman historique

1Q84, livre 2, juillet-septembre

1Q84, livre 2, juillet-septembre de Haruki Murakami, Editions Belfond, roman, 2011, 23€, 526 pages, traduit du japonais par Hélène Morita.

Quatrième de couverture :

“Les choses qui restent enfermées dans notre coeur n’existent plus en ce monde. Mais c’est dans notre coeur, ce monde à part, qu’elle se construisent pour vivre.

Le livre 1 a révélé l’existence du monde 1Q84.

Certaines questions ont trouvé leur réponse.

D’autres subsistent : qui sont les Little People ? Comment se fraient-ils un chemin vers le monde réel ? Pourquoi deux lunes dans le ciel ? Et la chrysalide de l’air, est-elle ce lieu où sommeille notre double ?

Ceux qui s’aiment ne sont jamais seuls.

Le destin de Tengo et d’Aomamé est en marche.”

Extrait page 9 :

“La fin de la saison des pluies n’avait pas encore été officiellement annoncée, mais le ciel était tout à fait dégagé et un soleil de plein été chauffait la terre sans retenue.”

Mon avis :

Un deuxième tome troublant, passionnant, dans lequel on plonge sans même s’en rendre compte…. Le temps défile, les pages aussi… avec plaisir !

Oui, le destin des deux héros est en marche. Et j’avoue m’être sentie plus proche de d’Aomamé que de Tengo, contrairement au premier tome.

Des réponses arrivent comme l’histoire de la chrysalide de l’air, et des choses troublantes pour ne pas dire inquiétantes surviennent.

Quand j’ai cru avoir démasqué un ennemi du bien, au moment suprême, je me suis sentie envahie par la compassion… Que d’émotions ! Et quel suspense !

Haruki Murakami est un maître dans l’usage des mots : chaque mot est juste, bien dosé, à sa place… (et merci à Hélène Morita pour cette magnifique traduction !)

La fin de ce tome est stupéfiante et totalement inattendue…

Vraiment, à  lire ! Ne pas passer à côté de la série ! C’est topissime.

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Classé dans roman d'aventure

Le dernier jour de ma vie

Le dernier jour de ma vie (et si ma vie pouvait recommencer) de Lauren Oliver, Editions Hachette Livres – Blackmoon, 2011, Science-Fiction, 450 pages, 18 €

Quatrième de couverture :

“Samantha Ringstone a tout pour elle : le petit copain le plus craquant du monde, trois meilleures amies géniales et une cote de popularité illimitée.

Ce vendredi de Février aurait donc dû être un jour parfait dans une vie parfaite. Pourtant ce vendredi de Février es le dernier pour Sam.”

Par Lauren Oliver, l’auteur de Délirium, “un phénomène aux Etats-Unis”, “L’étoile montante de la scène littéraire jeunes adultes”.

Extrait (page 9) :

“D’après certains, juste avant de mourir, on voit sa vie entière défiler devant ses yeux. Ça n’a pas été mon cas.

Pour être honnête, la perspective de ce passage en revue final m’a toujours fait frémir. Comme dirait ma mère, certains souvenirs méritent de rester aux oubliettes.”

Mon avis :

Génial ! Ce livre est génial ! Comment ne pas s’attacher à Sam ? Comment ne pas ressentir les émotions qui la traverse ? Qu’aurions-nous fait à sa place ?

L’auteure exploite cette situation de dernier jour de la vie avec talent, nous emmenant dans l’ivresse, l’amitié, la séparation, l’amour, la prise de conscience et le désir impérieux d’aider l’autre.

Et quand arrive la dernière partie de l’histoire, le style se fait plus grave, plus solennel, plus authentique aussi, soulignant l’importance du moment présent. Que de secrets découvrons-nous…

Je n’ai qu’une envie, c’est de vous faire lire ce livre qui se lit très facilement, mais hélas, demain, il me faudra le rendre à la bibliothèque…

Hâtez-vous ! Cherchez ce livre ! Et si, comme moi, vous avez des a priori sur ce genre, la science-fiction, oubliez-les et plongez dans l’univers de Samantha Kingston, une fille bien (qu’on se le dise !).

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Classé dans roman de science-fiction

Le Gardien des abeilles

Le Gardien des abeilles, de Jean-Paul Froustey, Editions Lucien Soury, roman, 2011, 18 €, 248 pages.

Quatrième de couverture :

“Trahi par une journaliste, calomnié par ses collègues et délaissé par sa femme, Xavier renonce brutalement à une prometteuse et brillante carrière d’urgentiste dans un hôpital parisien. Il abandonne tout et choisit une existence loin des hommes, en osmose avec la nature, au coeur de la forêt landaise. Intellectuel avéré, il se révèle aussi comme un artisan minutieux et exigeant qui, après des années de travaux, va donner une seconde jeunesse à la vieille maison qu’il a achetée. Par ailleurs, il se découvre un talent d’apiculteur avec les colonies d’abeilles abandonnées dans le parc de sa demeure. Il se prend de passion pour ses locataires qui, contre toute attente, ont résisté malgré l’absence de soin.

Considéré comme un ermite ombrageux, bourru et inaccessible par ses lointains voisins, Xavier s’épanouit pleinement dans son nouvel environnement qui lui offre un hâvre de paix et l’équilibre tant recherché.  Mais sa vie de reclus va brutalement basculer : d’abord lorsque Camille, cette journaliste qui a déjà brisé sa vie, croise de nouveau sa route, puis lorsque l’ouragan Klaus dévaste la forêt, le laissant gravement blessé.

Après avoir fui la société, mis fin à ses activités professionnelles et à ses relations, Xavier renoncera-t-il à la vie ou développera-t-il l’instinct de survie, à l’image de ces essaims d’abeilles qui ont survécu à la tempête ?”

Dans cette histoire haletante et profondément humaine, Jean-Paul Froustey nous fait vivre le combat incessant que l’homme livre avec la nature dans une des plus grandes forêts d’Europe. Un roman en hommage à un patrimoine naturel, précieux mais fragile.

Extrait : page 11, 1ères lignes 1er paragraphe :

“Pour la première fois, Camille avait décidé de prendre des vacances seule, loin des gens du show-biz et de la télévision. Elle en avait assez d’aller au bout du monde, de se heurter à son voisin de bureau qui avait eu la même idée ou qui,n comme elle, avait cédé à la mode du moment.

La jeune femme avait ouvert une carte, comme l’aurait fait un enfant, elle avait pointé son doigt au hasard : Mimizan.”

Mon avis :

En ouvrant ce livre après avoir lu la quatrième de couverture, j’étais persuadée d’avoir entre les mains un ouvrage qui me parlerait nature, écologie….

En fait, si les difficultés des sylviculteurs sont évoqués, l’auteur ne s’appesantit pas dessus et laisse ses personnages avancer vers leurs destins. Les deux personnages principaux, Xavier urgentiste et apiculteur et Camille journaliste, ont tout pour se détester ou être incompris. Mais cheminer avec eux, au coeur de cette belle forêt de pins maritimes, me les fait apprécier davantage à chaque page. Les personnages secondaires sont tout aussi sympathiques : Rémi, docteur, et Armelle, sa femme directrice d’une usine de bois, Emilie, docteur, et Julien, bûcheron, sans oublier Cyril, fils de Camille, qui va se prendre d’intérêt tant pour l’apiculture que pour Xavier qui ferait, selon lui, un excellent beau-père.

J’ai apprécié ce roman qui se lit vite et ne manque pas de rebondissements. L’auteur, Jean-Paul Froustey, nous emmène de Paris à Dax, tout en s’arrêtant à Bordeaux et Capbreton.

A lire pour ne pas oublier les dégâts que peuvent causer tempêtes et ouragans.

A lire pour celles et ceux qui aiment l’amour et le courage des personnes mises face à leur destin.

Un livre plaisant qui mérite d’être lu.

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Classé dans roman

1Q84–livre 1–Avril/Juin

1Q84 – livre 1 – Avril/Juin de Haruki Murakami, Editions Belfond, roman traduit par Hélène Morita, 2011, 534 pages, 23 €

Quatrième de couverture :

“Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?

Un évènement éditorial sans précédent

Une œuvre hypnotique et troublante

Un roman d’aventures

Une histoire d’amour

Deux êtres unis par un pacte secret

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé…”

Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié la tragédie grecque à l’université, puis a dirigé un club de jazz avant d’enseigner dans diverses universités aux Etats-Unis.

En 1995, suite à un tremblement de terre de Kobe et à l’attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon où il se consacre à l’écriture.

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Extrait page 11 (1ères lignes, 1er paragraphe)

“La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C’était la Sinfonietta de Janacek. Etait-ce un morceau approprié quand on est coincé dans les embouteillages ? Ce serait trop dire… D’ailleurs, le chauffeur lui-même ne semblait pas y prêter une oreille attentive.”

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Mon avis :

J’ai adoré ! J’ai dévoré… Je n’ai pas vu le temps passer… J’ai appris à m’attacher aux deux personnages principaux Tengo et Aomamé.

Le rythme, s’il parait lent par moment suite à la description et aux détails fournis par l’auteur, est en réalité soutenu. L’auteur met par petites touches du suspense, des indices qui me font m’approprier cette histoire en me faisant poser des questions auxquelles je n’ai pas forcément trouvé de réponses, et il donne des réponses à des questions à peine soulevées plus avant.

Dès le premier paragraphe, il est évident que ce livre est et ne peut être autre qu’un best-seller. J’ai littéralement été emportée dans l’univers un peu étrange de l’auteur !

Un vrai bijou que ce livre !

Mais ? Qui sont les Little People ?

merci de ne pas répondre à cette question si vous connaissez la réponse… je veux garder le plaisir de la découverte !

Un livre à lire, à lire, à lire !

Comment ? Vous ne l’avez pas encore lu ?

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Classé dans roman d'aventure

L’apprenti d’Araluen, Tome 1

L’apprenti d’Araluen – Tome 1 : l’Ordre des Rôdeurs de John Flannagan, Editions Hachette Livres, 2011, Fantasy (405 pages, 11,90 €)

Quatrième de couverture :

“Will rêve de devenir chevalier, comme son père, mort en héros au combat. Mais c’est un tout autre destin qui lui est réservé !

Il sera désormais l’apprenti du sombre Halt, un Rôdeur aux pouvoirs troublants, défenseur du secret du Royaume d’Araluen.

Pour maintenir la paix du domaine, Will doit apprendre la magie de la dissimulation et devenir une ombre parmi les ombres.

Et il lui faut faire vite car les montagnes désolées de Pluie et de Nuit murmurent que Morgarath, noir seigneur et baron félon, serait de retour… Et qu’il compterait bien reprendre le pouvoir par le feu et le sang.”

Extrait (page 149) :

“Halt examina la cible que Will venait d’atteindre et approuva de la tête.

– Pas mal du tout. Décidément, ton tir s’améliore.

Will ne put réprimer un large sourire. De la part de Halt, c’était un vrai compliment. Le Rôdeur remarqua la mine réjouie du garçon et ajouta immédiatement :

– Avec davantage d’entraînement, beaucoup plus d’entraînement, devrais-je dire, tu pourrais devenir médiocre.”

Mon avis :

Un livre plein de fraicheur, un univers moins sombre et inquiétant que le titre laisse supposer… Passé le prologue, j’ai plongé dans l’histoire, avec délice, du jeune héros qui, du haut de ses 15 ans, nous emmène avec ses doutes et son courage, son agilité et son sang-froid.

Si le sombre seigneur est évoqué dès le début du livre, on l’oublie très vite, comme un ado peut oublier car vivant dans le présent. Will n’a pas de nom de famille, sa mère est morte à sa naissance et son père au combat. Il n’a pas de lignée mais le Baron lui offrira instruction, nourriture et logement dans son orphelinat jusqu’au jour du Grand Choix où il partira en apprentissage chez le Maître qui voudra bien de lui. C’est là que commence réellement l’histoire…

Un  livre sympathique pour tous, mais qui devrait davantage plaire aux pré-ados et à leurs mamans !!

Un livre agréable qui se lit vite et avec plaisir, dans lequel on plonge et que l’on ne quitte pas.

A lire si vous aimez le Fantasy ou l’Aventure, mais n’attendez pas de noirceur ni de grandes angoisses dans ce tome… Oui, un petit livre bien sympa à lire !

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Classé dans fantasy

Les Héritiers du désert

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> Le livre : Les Héritiers du désertde Jean Deminzac, Edition Société des Ecrivains, 544 pages, 25 €, roman d’amour et d’aventure, 2011.

> Le pitch :Juste avant de mourir, le marquis De Kéraldec ajoute une clause à son testament : il lègue toute sa fortune à un garçon, Sylvain, ami de la famille à condition que sa petite fille Hermine l’épouse. Ce mariage qui doit durer un an emmène Hermine et Sylvain en Inde où ils vivront une incroyable aventure à la recherche d’un temple perdu. Face à leur destin, entre humanitaire et archéologie, ils auront à reconnaître leurs sentiments.

Merci au site des Agents Littéraires (http://www.les-agents-litteraires.fr) et à la Société des Ecrivains de m’avoir permis de lire ce livre en me l’envoyant gracieusement. Les Agents Littéraires ont à cœur de faire découvrir de nouveaux auteurs, parmi les livres qui sortent chaque année chez des éditeurs indépendants, voire même auto-édités. Et il y a des petites merveilles dans la dizaine de milliers de livres qui sortent chaque année.

> La critique : Un livre qui m’a surpris par son rythme dès le départ. Si je devais lui donner un genre, je serai bien embêtée, alors je vais dire : roman d’amour, mais pas à l’eau de rose, l’amour avec un grand A… Et aussi roman d’aventures, dans un pays où l’on survit plus qu’on ne vit… Une quête de soi, de l’amour, de la vie…

Alors que je m’attendais à un rythme rapide, à un climat générant du suspense, l’auteur m’emmène tranquillement à la découverte du personnage principal de ce livre : Hermine. Après avoir lu la quatrième de couverture, je m’attendais à un thriller, j’apprécie la douceur de vivre bretonne, même si le début de l’histoire est plutôt triste car il résume les premières années de vie d’Hermine, la petite-fille du marquis et amiral De Kéraldec.

Et du coup, ce personnage devient dès les premières lignes attachant. J’ai eu de la compassion pour cette jeune fille qui a eu la malchance de naître fille, de perdre père et mère, et d’être reniée par son grand-père maternel parce que fille et donc non digne de la mer… car le vieux marquis était amiral, il avait voué sa vie à la marine, et s’était reconnu en Sylvain, digne héritier selon lui. La première partie nous parle de sa mort, et des conditions de l’héritage, qui seront exécutées à la lettre, sans compter une prédiction… Le cadre est bien posé, l’aventure peut commencer, et croyez-moi, elle commence avant même le départ en Inde d’Hermine…

Au milieu du roman qui nous emmène à Bombay, voilà que le rythme s’accélère pour devenir trépidant. L’action qui prédomine nous fait voyager hors du temps, dans un univers qui assemble la médecine, la science militaire et l’archéologie, l’amour et les souvenirs, le danger et la confiance… Quel passage extraordinaire que j’ai adoré !! Si vous aimez l’aventure, vous êtes servis à chaque instant, à chaque mot… Je ne crois pas qu’on puisse y être insensible.

La fin est plus posée, plus douce aussi, sur le même rythme qu’au début du livre. Je ne la dévoilerai pas. Mais j’ai apprécié le calme d’après la tempête qui en est sorti. Mais la fin n’est pas sûre, quoique je me suis demandée si mon idée de départ allait être l’option prise par l’auteur…

Si vous voulez en savoir davantage, ce n’est pas compliqué : rendez-vous sur le site de la Société des Ecrivains :

(http://www.societedesecrivains.com/librairie/livre.php?isbn=9782748370126), et achetez le livre !

Impossible de s’ennuyer… De très beaux moments de lecture. L’auteur, Jean Deminzac, est aussi poète, et sa sensibilité transparaît quand il parle de l’amour. Il nous emmène au cœur de l’action avec une facilité déconcertante. Et c’est une première œuvre !! Il me tarde de pouvoir en lire une autre de Jean Deminzac (si vous me lisez, n’hésitez pas, j’attendrai patiemment… avec une vraie pointe d’envie !)

Un livre à lire absolument si vous aimez l’aventure, l’amour, l’action, le suspense, bref, si vous aimez l’aventure humaine de la vie !

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 4,25/5

La critique est parue sur le site des agents littéraires : http://www.les-agents-litteraires.fr/les-heritiers-du-desert-de-jean-deminzac#comment-2933

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Classé dans roman d'amour, roman d'aventure

Le Codex Maya

Le Codex Maya, Décembre 2012, le compte à rebours a commencé, d’Adrian D’HAGE, First Editions, aventure-thriller-histoire, 2011.

 Quatrième de couverture :

Le Codex Maya : les secrets seront-ils déchiffrés à temps ?

Dans les profondeurs de la jungle guatémaltèque se cache depuis la nuit des temps le Codex Maya, un mystérieux texte prophétisant la fin du monde en décembre 2012.

Prête à tout pour retrouver le document sacré, la jeune archéologue Aleta Weizman peut compter sur l’aide de l’agent de la CIA chargé de la surveiller, Curtis O’Connor.

Mais si découvrir le Codex pouvait sauver notre civilisation, pourquoi des forces puissantes à Rome et à Washington tentent par tous les moyens de les en empêcher ?

Des antichambres du pouvoir de l’Allemagne nazie aux couloirs de la Maison Blanche, des archives secrètes du Vatican aux pyramides des cités perdues d’Amérique Centrale, un thriller palpitant à la poursuite d’un texte qui pourrait sauver l’humanité… avant qu’il ne soit trop tard.

“Adrian D’Hagé allie la superstition de la fin du monde à une enquête à la Da Vinci Code dans ce thriller captivant”.

Courrier Mail

Adrian D’Hagé est un auteur aux multiples facettes : ex-général, responsable de la sécurité des JO de Sydney, licencié en théologie et spécialiste de la question du Moyen-Orient… Autant d’expériences qui nourrissent ses thrillers.

Extrait : P. 21 (les 1ères phrases du chapitre 1) :

“Le Professeur Levi Weizman retira la figurine de jade du grand coffre mural pour la poser sur un bureau. D’un vert laiteux, elle avait été sculptée en forme de Kapokier, le Yaxche, l’Arbre de Vie rêvée par les anciens Mayas. La puissante silhouette d’un jaguar mâle avait été gravée sur les racines.”

Mon avis :

Un livre qui ne laissera personne indifférent : on aime, ou pas ; on le lit ou on s’arrête rapidement. Le prologue nous campe la situation actuelle d’Aleta Weizman, archéologue comme son grand-père, le Professeur Levi Weizman. Et sur ses traces, elle continue la quête du Codex Maya tout en recherchant la vérité sur son passé.

Passé qui nous attrape dès le premier chapitre… L’auteur fait là un terrible devoir de mémoire, nous plaçant du point de vue d’Himmler, un nazi dont le nom pourrait raviver des souvenirs tout aussi terribles.

Même si j’avais été avisée par la quatrième de couverture que l’Histoire viendrait se mêler à l’histoire du roman, il m’a parfois fallu sauter quelques lignes pour essayer d’échapper à l’horreur de la réalité de la seconde guerre mondiale. Par moments, j’avais même envie de sauter à la gorge de ce personnage, Himmler, c’est dire !

Puis nous revenons au temps présent, un temps apaisé pour nous autres mais mouvementé pour la jeune archéologue. Aleta nous fait voyager en Autriche, Allemagne, au Guatémala,… en voiture, train,avion, bateau… à un rythme trépidant. L’écriture s’accélère, et l’angoisse tant ressentie au début du roman, se trouve propulsé au second plan. La question qui m’a taraudé tout au long de cette lecture était : “va-t-elle s’en sortir vivante et réussir là où son grand-père n’a pas pu terminer ses recherches ?”

Ce livre m’a marqué, non pas sur l’aventure du Codex, qui est très bien écrite, mais surtout pour cette période de l’Histoire de notre monde. Au point qu’il m’a fallu prendre du recul, même pour écrire cet avis… (mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis impressionnable).

C’est un livre pour ne pas oublier… même s’il surfe sur la tendance actuelle de “fin du monde”.

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Classé dans roman historique, thriller

Combien d’années

Combien d’années – Quand les vents soufflent sur le Bassin, de Karine Denis, Editions A4PM, 2011, roman

photo de la couverture du livre supprimée à la demande des EDITIONS NYMPHES DE LA MER

Quatrième de couverture :

Le vent nous pousse, nous porte et nous emporte. On ne sait pas si l’on prend les bonnes décisions au bon moment. On ne sait pas si l’on s’engage dans la bonne direction.

Plusieurs chemins s’offrent à nous, a-t-on choisi le bon ?

Nos vies sont semblables à l’océan, au temps, aux changements des saisons, aux vagues et au renouvellement des marées. Les années passent et un jour, un évènement vient tout bouleverser.

Après son accident de voiture, Valérie se rend compte de la chance qu’elle a d’être encore en vie. Tout prend un nouveau sens, elle est heureuse, mais sa rencontre avec Pierre va tout faire chavirer et la plonger dans une histoire pleine de surprises et de rebondissements. Son amour pour ses enfants et pour le Bassin d’Arcachon nous emporte tout au long du livre sur la côte aquitaine. L’héroïne nous fait partager son vécu, ses émotions et les aléas de sa vie. Laissez-vous emporter quand les vents soufflent sur le Bassin d’Arcachon.

Extrait (page 107) :

Extrait supprimé à la demande des EDITIONS NYMPHES DE LA MER

Mon avis :

Déçue… Terriblement déçue..

Je m’attendais soit à avoir des paysages du Bassin plein la tête, soit à entrer dans l’histoire de l’héroïne, Valérie, soit idéalement, les deux !

Hélas, à aucun moment, je n’ai oublié que je lisais un livre fait de papier et d’encre.

C’est un premier roman que je soupçonne d’être un peu (beaucoup) autobiographique. L’héroïne, très belle, est parée de toutes les qualités et les autres personnages sont aussi noirs qu’elle est blanche, ils manquent de nuances pour moi.

Il y a de l’idée, mais je n’ai pas trouvé le fil conducteur. Ainsi, dans la préface (je présume…) qui dure jusqu’à la 34ème page, l’héroïne a deux enfants : une fille de 5 ans et un bébé de 4 mois. Puis on part dans son passé : au début de l’histoire proprement dite, elle a 18-19 ans. Et à la fin du livre, ses deux enfants vont à l’école alors que je m’attendais à ce qu’ils aient le même âge qu’au début du livre afin de boucler la boucle. Je déplore également les fautes de Français, trop nombreuses pour pouvoir être oubliées. Pourquoi soudainement, au début de l’histoire, le style change tout comme la police de caractère ?

Je reste sur le sentiment que l’histoire est superficielle, manquant d’émotions, sans doute par trop de pudeur de l’auteure. Par exemple, j’aurais voulu qu’il y ait des détails lors des moments-clés comme dans l’extrait ci-dessus :  un débat long et houleux… mais quoi exactement ? Une dispute ? Un débat passionné ? Ou encore des détails sur Pierre et Valérie au moment de la véritable rencontre, quand ils vont sortir ensemble. Quels sentiments pour elle ? lui ? Faisait-il beau ? doux ? Et le premier baiser : l’a-t-il transporté ? ou fait frissonner ? ou … J’aurais vraiment voulu davantage de précisions pour tous ces moments-clés de l’histoire, ce qui m’aurait permis de m’identifier au personnage, ou de rentrer dans l’histoire.

Enfin, j’ai préféré le style de la préface où je pouvais me laisser aller au rythme que le Bassin imprimait dans les mots écrits.

Du coup, je trouve que 19 euros, c’est vraiment trop cher pour la lecture que j’en ai retirée par rapport à celle que j’avais espérée ;  d’autant plus que la publicité pour un café, un restaurant… se voit bien trop et n’aide pas à accrocher à l’histoire.

J’aurais également souhaité trouver une petite biographie sur l’auteure en quatrième de couverture, juste quelques mots, qui précisent par exemple que c’est le premier roman d’une parolière, où elle aurait pu se présenter brièvement.

A la fin du livre se trouvait une adresse mail où joindre l’auteure, ce que j’ai fait, afin qu’elle puisse avoir un droit de réponse si elle le souhaitait. Voici ce qu’elle m’a répondu :

Bonsoir et merci d’avoir lu mon roman.

Vous êtes la première personne déçue parmi les nombreux mails que je reçois chaque jour , qui sont très encourageant pour la suite.

J’ai conscience qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et que chaque histoire est différente.

Les amoureux de la région, certains journalises et chroniqueurs radios ont vraiment appréciés ce livre.

J’ai payé une société pour la correction du manuscrit, mais effectivement il reste quelques fautes comme dans beaucoup de livre qui sont sur le marché.

Moi-même ayant relevé certaines fautes d’inattention, j’ai rectifié les fautes dans la prochaine réimpression du roman.

Ceci est mon premier roman, je suis désolée qu’il ne vous ait pas plu et j’espère que vous trouverez satisfaction dans la suite de mes œuvres.

L’histoire n’est pas autobiographique , c’est indiqué à la fin du livre.

Cordialement.

Karine Denis”

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En raison du copyright, les éditions Nymphes de la Mer m’ont demandé d’enlever l’extrait et la couverture du livre de Karine Denis. Je m’interroge cependant sur le droit qu’elle a d’agir ainsi alors que je parlais du livre édité par les Editions A4PM !!! Comme quoi, tout va toujours très bien quand on dit c’est super, j’ai adoré que quand on dit qu’on est déçu… 

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