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Deux femmes en vue

Deux femmes en vue, de Madeleine Chapsal, Editions Fayard, roman, 2001, 373 pages, 19,80 €

Quatrième de couverture :

“Enfin parvenues au sommet de leur réussite, l’une en tant qu’écrivain, l’autre à la tête de sa maison de couture, Léonore Duval et Georgine Mallet sont, depuis longtemps, deux amies intimes.

Vivant à Paris dans le même quartier, elles se voient et se téléphonent presque tous les jours pour se raconter leur passé, leur présent, s’amusant ensemble de ce qui leur arrive. Tout change si vite autour d’elles ! Alors, que pourrait-il encore leur arriver à elles qui ont tout eu, à ce qu’il semble ?

Un homme.

Ce seras Nicolas Charpentier, plus jeune qu’elles. D’abord séduit par Léonore, il succombe également à Georgine, pour bientôt ne plus savoir laquelle il préfère : à son corps défendant, avec deux femmes en vue ! Et d’autant plus en vue qu’elles sont toutes les deux célèbres. L’amitié des deux femmes va-t-elle survivre à ce cyclone ?”

Avec Madeleine Chapsal, le roman sentimental passe du rose au rouge passion.

Extrait page 9 :

“A quel moment de ma vie ai-je paru à mon mieux ? ai-je été le plus moi-même ?” se demande Léonore, rentrée chez elle après sa journée de travail, en contemplant les ultimes portraits d’elle que vient de prendre Kourine, son photographe attitré. »

Mon avis :

Un roman que j’ai lu sans grande passion mais dont j’ai choisi de vous parler pour une seule raison : elle explique ce qu’est le travail d’un écrivain, de la création à la vente de son œuvre.

Une histoire un peu banale : deux amies célibataires qui rencontrent un homme. Vont-elles plonger toutes les deux ? La réponse est oui, bien évidemment. Mais une histoire qui a le mérite d’exister sans “gnan-gnan” et qui reste plaisante à lire. Mais si vous ne l’avez pas dans votre bibliothèque, ce n’est pas grave sauf si vous souhaitez en savoir davantage sur ce qu’est un écrivain.

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Classé dans roman

La Belle Chocolatière

La Belle Chocolatière de Bernadette Pécassou-Camebrac, Edition Flammarion, 2001

Quatrième de couverture : 

« En décembre 1856, dans sa maison cossue de la ville haute, Sophie essaie une somptueuse crinoline. L’épouse de Louis Pailhé, pharmacien et chocolatier, veut être élégante pour le bal du Nouvel An, donné par le ministre Achille Fould, grand organisateur des fastes de l’Empire.

La Belle Chocolatière ignore qu’elle va y rencontrer Abel, un hussard ténébreux. Avec lui, elle découvrira la passion. Sa vie en sera bouleversée et, d’enfant gâtée, elle se muera en femme responsable.

Dans les bas quartiers de Lourdes, la vie est plus dure. Le choléra a sévi l’année précédente, s’ajoutant à une misère noire. Les hommes sont au chômage. Les femmes ont faim et froid. Les enfants se rendent souvent à Massabielle, au bord du Gave, pour ramasser du bois et gagner quelques sous.

Un jour, l’une d’entre eux, Bernadette Soubirous, annonce qu’elle a vu la « Dame Blanche ». Si les hommes se moquent d’elles, les femmes s’activent. A force de solidarité et d’amour, elles se préparent à mettre en place ce qui sera le principal lieu de pélerinage du monde. »

Bernadette Pécassou-Camebrac est journaliste. Elle a réalisé de nombreux reportages et documentaires, dont une soirée thématique pour Arte sur Lourdes. Pour écrire « La Belle Chocolatière », son premier roman, elle s’est inspirée de personnages et de faits réels. 

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Une phrase du roman : 

« Sophie observait les gouttes de l’hiver ruisseler le long des vitres quand elle vit la porte du Français s’ouvrir et Thérèse Millau se diriger tout droit vers sa maison, courant presque, ce qui donnait un air des plus comiques à sa silhouette trapue et lourdaude. »

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Mon avis : 

Un roman dans lequel j’ai eu un peu de mal à entrer mais dans lequel j’ai fini par plonger vraiment.

Une histoire fondée sur des faits réels mais romancés, dans laquelle on se prend d’affection pour les personnages au fur et à mesure des pages, une histoire qui raconte la part faite aux femmes de ces années 1850, où la femme était sous la coupe d’un mari tout puissant, où si la femme était de la ville haute, elle ne se souciait que de la mode et du luxe, tandis que dans la ville basse, on a froid et faim.

Et si l’histoire se passe au moment où Bernadette Soubirous voit les apparitions de la « Dame Blanche » comme elle l’appelle, ce n’est pas du tout son histoire que l’auteure raconte, mais celle des villageois de Lourdes, leur quotidien, et c’est vraiment intéressant.

C’est un premier roman, roman de la solidarité féminine et du courage, roman des femmes qui écoutent leur coeur. Je n’en ai pas lu d’autres d’elle (pour le moment), et je trouve que c’est plutôt réussi. Une belle découverte pour moi.

A lire si l’on a envie d’en apprendre davantage sur cette période de l’histoire et sur ce lieu en particulier, avec un bon moment de lecture en perspective !

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Classé dans roman historique