Dans l’œil du cyclone

“Dans l’œil du cyclone”, de François Xavier, Les Editions du Littéraire, 2012, 236 pages, 17,50 €.

> Présentation : Il a un avis sur tout. Traque les défaillances morales comme d’autres les virus. De Venise aux gorges du Verdon, de Berlin à Hollywood il suivra la tendance et enquêtera sur le 11-Septembre et les marchands d’art. Il roule trop vite et boit parfois plus que de raison. Décrypte médias et discours politiques grâce à une lucidité portée en étendard. Il se permet même d’afficher une totale liberté d’expression et s’amuse à damer le pion aux pharisiens du nouvel ordre mondial : X. est un homme de principes. Mais il a un point faible, il cède facilement à ses sentiments, pensant que l’Amour assouvira sa quête de sens.

>  Ce livre est un mélange entre le roman et l’essai, une quête authentique de l’amour, une exploration de ce sentiment qui chamboule une vie.

François Xavier m’a dédicacé son livre (merci beaucoup, ça m’a vraiment touché !) en utilisant l’expression d’une plongée en apnée. C’est ce que j’ai ressenti à la lecture. Me voilà plongée dans l’histoire et la tête d’un homme, avec sa vision de l’amour et des questions : l’amour, est-ce le désir ? du sexe ? autre chose ? En apnée parce que le style d’écriture est vif, avec des phrases courtes, ce qui donne de la vitesse et beaucoup de rythme à l’histoire.

Pour vous donner l’eau à la bouche, voici un extrait (page 15) :

« C’est ainsi que tout commença. Dans la nuit du trente juin au premier juillet. Lors d’une soirée ordinaire avec quelques gens ordinaires, seulement voilà. S’il y avait bien un buffet froid et de la musique. Des filles en mini-jupe aux jambes fluettes et aux regards envoûtants. Il y avait Marie. »

X a aimé Marie, puis ils se sont quittés et la vie continue d’avancer. X est célèbre et X cherche l’amour dans les autres femmes et en arrive à la conclusion que lorsqu’il aime vraiment, il a envie de dormir avec elle, la femme pour qui il ressent quelque chose, et non, là je n’ai pas tout révélé (sourire).

Même si j’ai eu par moments quelques petites difficultés à la lecture, n’étant pas une grande littéraire d’une part, et parce qu’il me manquait des transitions pour bien suivre l’histoire, j’ai fini par m’attacher à X et à ce « Je » qui n’est pas X (mais son ami) et qui nous aide à progresser dans l’histoire. J’ai aimé découvrir la façon dont X, être humain de sexe masculin, vivait les choses, que ce soit quand il aime Marie, quand ils se quittent, quand il se fait apprivoiser par elle.

J’ai apprécié le prologue qui surprend : va-t-on lire une descente aux enfers ? un policier ? mais de quoi X souffre-t-il ? Tout comme j’ai apprécié le dernier paragraphe de la post-face qui ne peut que nous arracher un sourire car nous avons une réponse, enfin !, et pas celle à laquelle je m’attendais (ça aurait été trop facile, n’est-ce pas François Xavier ? sourire)

Enfin, je voudrais terminer sur le format du livre (13,5 cm x 21,5 cm), idéal en ce qui me concerne, avec des pages de couleur ivoire, détails peut-être pour vous, mais pour moi qui lis le soir avant de m’endormir, détails qui comptent !

Merci, François Xavier, pour cette lecture enrichissante !

Et merci aux Agents Littéraires de m’avoir permis de découvrir cet auteur, ainsi qu’aux Editions du Littéraire qui m’ont aimablement envoyé le roman.

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Journal de Yalda

Le Journal de Yalda, de Yalda Rahimi et Marion Ruggieri, Editions Grasset, 2005, 17,90 €, 282 pages.

Quatrième de couverture :

“Je m’appelle Yalda. J’ai 17 ans et je suis afghane. Quand j’avais 5 ans, nous avons fui la guerre pour nous réfugier à Islamabad, au Pakistan, où j’ai vécu dans la poussière.

A la télé, j’ai vu mon pays sombrer dans l’obscurantisme, les femmes réduites à néant par les talibans. Lorsqu’on m’a proposé de poursuivre mes études à Paris, j’ai pensé : c’est la chance de ma vie. Ma famille a dit oui. Je n’ai encore jamais pris l’avion, je n’ai encore jamais vu de femmes sans voile ailleurs qu’à la maison. Chez moi, à mon âge, une fille est mariée, souvent sans son consentement.

Hier soir, avant mon départ, on m’a offert un cahier avec sur la couverture une montagne enneigée. Pour y écrire ce que j’ai sur le coeur.”

C’est le regard lucide, étonné et souvent drôle d’une jeune femme afghane sur nos mœurs : le voyage de Yalda en France.

Extrait page 37 :

“7 Septembre 2003.

Aujourd’hui, j’ai déjeuné “en terrasse”. Une pratique déconcertante. Chez nous, il serait totalement incongru, voire inconvenant, de manger dehors. D’abord, parce que c’est pollué. Ensuite, parce que c’est interdit aux femmes. Au restaurant, les Afghanes doivent manger cachées.”

Mon avis :

Un livre plein de fraîcheur, de découvertes, dans lequel je ne me suis jamais ennuyée. Voir le monde occidental avec les yeux de Yalda est souvent drôle.

Une bouffée d’oxygène qui fait relativiser un certain nombre de choses que l’on a d’acquis et qui sont oubliées.

Un livre relativement récent (2005) et dont on aurait pu penser qu’il datait du siècle dernier.

J’ai adoré. Je l’ai lu d’une traite. Et surtout, j’ai beaucoup appris sur ce qu’est une femme Afghane, son rôle, sa vie, les traditions… et les miennes qui me paraissent si évidentes, comme boire un café sur une terrasse…

Un livre très bien écrit, dont la fin est ouverte et dont j’ai dit : “pourvu qu’il y ait une suite !”.

Un livre à lire ! A ne pas passer à côté !

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Le sang de la déchirure

Le Sang de la Déchirure, L’Epée de Vérité, Tome 3 de Terry Goodking, Editions Bragelonne, Fantasy, 2009

Quatrième de couverture :

“La barrière qui séparait l’Ancien et le Nouveau Monde a été brisée.

Des forces anciennes viennent assiéger les Contrées du Milieu. Des forces si terrifiantes que, la dernière fois qu’elles ont frappé, il y a 3 000 ans, on n’a pu les repousser qu’en murant l’Ancien Monde à l’aide d’une barrière magique infranchissable. A présent, celle-ci n’est plus, et Richard Rahl et Kahlan Amnel sont les seuls à pouvoir faire face aux puissances maléfiques qui vont déferler.

Richard est le Sourcier de Vérité, mais il est aussi un sorcier de guerre, le premier depuis des millénaires. Quant à Kahlan, sa bien-aimée, elle se cache loin de lui, traquée par des fanatiques qui ont entrepris d’assassiner tous les possesseurs de magie. Ils se font appeler le Sang de la Déchirure. Ils torturent et tuent des innocents en prétendant lutter contre le Mal.

Alors que règnent la manipulation et la guerre, Richard devra tout faire pour empêcher une apocalypse d’une sauvagerie inimaginable : accepter le pouvoir qu’il a hérité de son père et utiliser toutes ses ressources magiques pour vaincre l’ennemi, sauver Kahlan et refermer le portail.”

Extrait (page 19) :

“Richard venait de prendre une cuillerée de soupe aux épices quand un grognement menaçant retentit.

Le front plissé, il se tourna vers Gratch.

Les yeux aux paupières tombantes du garn émirent une vive lueur verte. Aux aguets, il sondait la pénombre, entre les colonnes qui se dressaient au pied du somptueux escalier.”

Mon avis :

Un troisième tome qui ne manque pas de saveur. L’aventure et l’action sont étroitement liées et dès les premiers mots, me voilà embarquée dans une nouvelle histoire où je suis avec confiance mais perplexité le jeune sorcier Richard.

La troisième leçon est éprouvante et tellement remplie de bon sens. Vous me pardonnerez de ne pas la dévoiler, c’est à vous de la découvrir au fur et à mesure de votre lecture !

Les mots de l’écrivain sont évocateurs et les images défilent devant mes yeux. J’aime cet univers même si, hélas, il y a beaucoup de violence (comme dans la vraie vie d’ailleurs !).

Et voilà que je m’attache à Soeur Verna qui, comme Richard, doit faire face à des responsabilités et doit mesurer le poids de chaque décision. Chaque personnage a son côté sombre comme son côté lumineux, et il arrive qu’à certains moments, je comprenne les réactions des Sœurs de l’Obscurité.

A lire si vous avez déjà lu les deux premiers tomes ! Si le tome 1 m’a enchanté, le troisième est meilleur que le deuxième. Il me tarde de lire la suite !

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Le Gardien des abeilles

Le Gardien des abeilles, de Jean-Paul Froustey, Editions Lucien Soury, roman, 2011, 18 €, 248 pages.

Quatrième de couverture :

“Trahi par une journaliste, calomnié par ses collègues et délaissé par sa femme, Xavier renonce brutalement à une prometteuse et brillante carrière d’urgentiste dans un hôpital parisien. Il abandonne tout et choisit une existence loin des hommes, en osmose avec la nature, au coeur de la forêt landaise. Intellectuel avéré, il se révèle aussi comme un artisan minutieux et exigeant qui, après des années de travaux, va donner une seconde jeunesse à la vieille maison qu’il a achetée. Par ailleurs, il se découvre un talent d’apiculteur avec les colonies d’abeilles abandonnées dans le parc de sa demeure. Il se prend de passion pour ses locataires qui, contre toute attente, ont résisté malgré l’absence de soin.

Considéré comme un ermite ombrageux, bourru et inaccessible par ses lointains voisins, Xavier s’épanouit pleinement dans son nouvel environnement qui lui offre un hâvre de paix et l’équilibre tant recherché.  Mais sa vie de reclus va brutalement basculer : d’abord lorsque Camille, cette journaliste qui a déjà brisé sa vie, croise de nouveau sa route, puis lorsque l’ouragan Klaus dévaste la forêt, le laissant gravement blessé.

Après avoir fui la société, mis fin à ses activités professionnelles et à ses relations, Xavier renoncera-t-il à la vie ou développera-t-il l’instinct de survie, à l’image de ces essaims d’abeilles qui ont survécu à la tempête ?”

Dans cette histoire haletante et profondément humaine, Jean-Paul Froustey nous fait vivre le combat incessant que l’homme livre avec la nature dans une des plus grandes forêts d’Europe. Un roman en hommage à un patrimoine naturel, précieux mais fragile.

Extrait : page 11, 1ères lignes 1er paragraphe :

“Pour la première fois, Camille avait décidé de prendre des vacances seule, loin des gens du show-biz et de la télévision. Elle en avait assez d’aller au bout du monde, de se heurter à son voisin de bureau qui avait eu la même idée ou qui,n comme elle, avait cédé à la mode du moment.

La jeune femme avait ouvert une carte, comme l’aurait fait un enfant, elle avait pointé son doigt au hasard : Mimizan.”

Mon avis :

En ouvrant ce livre après avoir lu la quatrième de couverture, j’étais persuadée d’avoir entre les mains un ouvrage qui me parlerait nature, écologie….

En fait, si les difficultés des sylviculteurs sont évoqués, l’auteur ne s’appesantit pas dessus et laisse ses personnages avancer vers leurs destins. Les deux personnages principaux, Xavier urgentiste et apiculteur et Camille journaliste, ont tout pour se détester ou être incompris. Mais cheminer avec eux, au coeur de cette belle forêt de pins maritimes, me les fait apprécier davantage à chaque page. Les personnages secondaires sont tout aussi sympathiques : Rémi, docteur, et Armelle, sa femme directrice d’une usine de bois, Emilie, docteur, et Julien, bûcheron, sans oublier Cyril, fils de Camille, qui va se prendre d’intérêt tant pour l’apiculture que pour Xavier qui ferait, selon lui, un excellent beau-père.

J’ai apprécié ce roman qui se lit vite et ne manque pas de rebondissements. L’auteur, Jean-Paul Froustey, nous emmène de Paris à Dax, tout en s’arrêtant à Bordeaux et Capbreton.

A lire pour ne pas oublier les dégâts que peuvent causer tempêtes et ouragans.

A lire pour celles et ceux qui aiment l’amour et le courage des personnes mises face à leur destin.

Un livre plaisant qui mérite d’être lu.

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1Q84–livre 1–Avril/Juin

1Q84 – livre 1 – Avril/Juin de Haruki Murakami, Editions Belfond, roman traduit par Hélène Morita, 2011, 534 pages, 23 €

Quatrième de couverture :

“Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ?

Un évènement éditorial sans précédent

Une œuvre hypnotique et troublante

Un roman d’aventures

Une histoire d’amour

Deux êtres unis par un pacte secret

Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé…”

Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié la tragédie grecque à l’université, puis a dirigé un club de jazz avant d’enseigner dans diverses universités aux Etats-Unis.

En 1995, suite à un tremblement de terre de Kobe et à l’attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon où il se consacre à l’écriture.

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Extrait page 11 (1ères lignes, 1er paragraphe)

“La radio du taxi diffusait une émission de musique classique en stéréo. C’était la Sinfonietta de Janacek. Etait-ce un morceau approprié quand on est coincé dans les embouteillages ? Ce serait trop dire… D’ailleurs, le chauffeur lui-même ne semblait pas y prêter une oreille attentive.”

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Mon avis :

J’ai adoré ! J’ai dévoré… Je n’ai pas vu le temps passer… J’ai appris à m’attacher aux deux personnages principaux Tengo et Aomamé.

Le rythme, s’il parait lent par moment suite à la description et aux détails fournis par l’auteur, est en réalité soutenu. L’auteur met par petites touches du suspense, des indices qui me font m’approprier cette histoire en me faisant poser des questions auxquelles je n’ai pas forcément trouvé de réponses, et il donne des réponses à des questions à peine soulevées plus avant.

Dès le premier paragraphe, il est évident que ce livre est et ne peut être autre qu’un best-seller. J’ai littéralement été emportée dans l’univers un peu étrange de l’auteur !

Un vrai bijou que ce livre !

Mais ? Qui sont les Little People ?

merci de ne pas répondre à cette question si vous connaissez la réponse… je veux garder le plaisir de la découverte !

Un livre à lire, à lire, à lire !

Comment ? Vous ne l’avez pas encore lu ?

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Classé dans roman d'aventure

Le Papillon des Etoiles

Le Papillon des Etoiles, de Bernard Werber, Editions Albin Michel, roman de science-fiction, 2006.

Quatrième de couverture :

“Cette planète est notre berceau mais nous l’avons saccagée. Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant. Quand la maison s’effondre, il faut partir. Recommencer tout, ailleurs et autrement.

Le Dernier Espoir, c’est la Fuite.”

Extrait (page 11, 1ères phrases du 1er paragraphe) :

“ 1- Puissance de l’eau

Au commencement était le souffle.

Le souffle puissant du vent salé.

Il faisait glisser les voiliers sur les océans infinis.

Et de tous les navires, le plus rapide était sans aucun doute celui d’Elisabeth Malory.”

Mon avis :

Un roman futuriste, une histoire qui pourrait arriver, un slogan “le dernier espoir, c’est la fuite” comme justificatif.

Un livre à l’écriture étrange au début que l’on comprend mieux une fois que l’on connait la fin de l’histoire.

Le thème préféré de Bernard Werber, la Terre et les Terriens, est mis en avant cette fois dans la construction d’un énorme voilier de l’espace, au doux nom du “Papillon des Etoiles”, ainsi que dans la durée du voyage qui semble infinie (plus d’un millénaire).

Je me suis posée la question tout au long du livre : “Vont-ils y arriver ? N’est-ce pas illusoire de tenter la fuite ?” Mais je me suis laissée porter par le rythme du livre.

Des références bibliques sont intégrées tout au long du roman, mais au lecteur ignorant, nul besoin de les connaître pour comprendre l’histoire.

Une chose est sûre : je ne regarderai plus jamais les papillons bleu-nuit (avec comme trois petites étoiles sur leurs ailes) de la même façon…

“Chenille, change, métamorphose-toi en papillon. Papillon, déploie tes ailes et envole-toi vers la lumière.”

Bref, j’ai aimé ce livre, ni plus, ni moins.

Un livre à lire en vacances ou dans le métro.

Un livre pour s’aérer la tête, mais aussi pour réfléchir : pourvu qu’on n’en arrive pas là…

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Classé dans roman de science-fiction

La Boiteuse

La Boiteuse, Un hommage à la famille, à la tendresse, à l’amour de Marthe Gagnon-Thibaudeau, Editions “Succès du Livre Collection”, roman, 2005.

Quatrième de couverture :

“La jeunesse de Gervaise Lamoureux n’est pas rose. Après avoir vu, à l’âge de 3 ans, sa tante mourir de tuberculose, elle est blessée et reste boiteuse. Sa mère devient folle, son frère quitte la ferme familiale et son père s’endette pour lui payer des soins.

Gervaise se retrouve alors pensionnaire dans la famille Lamont où elle s’entend bien avec la petite Julie et Juliette sa mère, mais le père bat sa femme et Gervaise s’enfuit. Elle est recueillie par un brave curé qui la confie à une riche demoiselle, Anita Labrèche, laquelle lui donne une bonne éducation.

A la mort de sa bienfaitrice, Gervaise se retrouve dans un couvent où elle n’est pas très heureuse. Il lui faudra la rencontre de Télesphore Langevin, veuf et père de six enfants, pour découvrir l’amour. Alors qu’elle attend un enfant de lui, Gervaise commence à croire au bonheur.”

Après avoir vécu de nombreuses années loin de son Québec natal, Marthe Gagnon-Thibaudeau se découvre une passion pour l’écriture. En quelques années, elle écrit six romans, dont “Pure laine, pur coton” et “Le Mouton noir de la famille” qui rencontrent aussitôt un large public.

Extrait, page 12 :

“Furieuse, Lucette saisit l’enfant, et la roua de coups. La pauvre petite, sidérée, subit la colère de sa mère et ne fit aucun mouvement pour tenter de se protéger. Et Lucette frappa, frappa encore.

– Arrête, Lucette, arrête, tu vas la tuer ! hurla la malade.

Mais Lucette n’entendit pas. La fillette, clouée au sol, criait à rendre l’âme. Marie, effrayée, se leva avec peine, s’empêtra dans sa longue robe de nuit et tomba de tout son long sur l’enfant qu’elle chercha à protéger.”

Mon avis :

Un livre passionnant qu’on dévore et dont on dit après avoir lu la dernière ligne : “Comment ? C’est déjà fini ?”

Et une quatrième de couverture qui manque d’exactitude, comme si la personne chargée de l’écrire, avait lu le livre en diagonale… Mais ce n’est qu’un détail….

J’ai adoré… Les images ont défilé… Jai tout oublié… y compris le temps qui passe ! C’est un livre ensorceleur, dès qu’on le commence, il faut le finir, on veut savoir, comprendre…

Jamais la tension ne descend, le plaisir de la lecture est constant, et on vibre d’émotions en même temps que l’héroïne.

Nous voilà au Québec, au début du XXème siècle, et la vie de Gervaise défile, plus ou moins vite selon les évènements qui s’y produisent. Comment ne pas s’attacher à cette jeune femme dont la vie a mal démarré, mais dont le père a fait tout ce qu’il était humainement possible de faire au point de se sacrifier pour sa fille.

Si j’avais un livre à recommander, ce serait celui-là. N’hésitez pas, lisez-le !

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L’apprenti d’Araluen, Tome 1

L’apprenti d’Araluen – Tome 1 : l’Ordre des Rôdeurs de John Flannagan, Editions Hachette Livres, 2011, Fantasy (405 pages, 11,90 €)

Quatrième de couverture :

“Will rêve de devenir chevalier, comme son père, mort en héros au combat. Mais c’est un tout autre destin qui lui est réservé !

Il sera désormais l’apprenti du sombre Halt, un Rôdeur aux pouvoirs troublants, défenseur du secret du Royaume d’Araluen.

Pour maintenir la paix du domaine, Will doit apprendre la magie de la dissimulation et devenir une ombre parmi les ombres.

Et il lui faut faire vite car les montagnes désolées de Pluie et de Nuit murmurent que Morgarath, noir seigneur et baron félon, serait de retour… Et qu’il compterait bien reprendre le pouvoir par le feu et le sang.”

Extrait (page 149) :

“Halt examina la cible que Will venait d’atteindre et approuva de la tête.

– Pas mal du tout. Décidément, ton tir s’améliore.

Will ne put réprimer un large sourire. De la part de Halt, c’était un vrai compliment. Le Rôdeur remarqua la mine réjouie du garçon et ajouta immédiatement :

– Avec davantage d’entraînement, beaucoup plus d’entraînement, devrais-je dire, tu pourrais devenir médiocre.”

Mon avis :

Un livre plein de fraicheur, un univers moins sombre et inquiétant que le titre laisse supposer… Passé le prologue, j’ai plongé dans l’histoire, avec délice, du jeune héros qui, du haut de ses 15 ans, nous emmène avec ses doutes et son courage, son agilité et son sang-froid.

Si le sombre seigneur est évoqué dès le début du livre, on l’oublie très vite, comme un ado peut oublier car vivant dans le présent. Will n’a pas de nom de famille, sa mère est morte à sa naissance et son père au combat. Il n’a pas de lignée mais le Baron lui offrira instruction, nourriture et logement dans son orphelinat jusqu’au jour du Grand Choix où il partira en apprentissage chez le Maître qui voudra bien de lui. C’est là que commence réellement l’histoire…

Un  livre sympathique pour tous, mais qui devrait davantage plaire aux pré-ados et à leurs mamans !!

Un livre agréable qui se lit vite et avec plaisir, dans lequel on plonge et que l’on ne quitte pas.

A lire si vous aimez le Fantasy ou l’Aventure, mais n’attendez pas de noirceur ni de grandes angoisses dans ce tome… Oui, un petit livre bien sympa à lire !

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Adèle d’Aiguebrune

Adèle d’Aiguebrune de Pascale Rey, Editions Robert Laffont, Roman, 1999

Quatrième de couverture :

Le soir tombe lentement. Un reste de lumière vient mourir sur l’eau, s’enfonçant comme une lame dans la surface calme que rien ne peut déchirer. Comme j’aime cet étang, sa sauvagerie paisible et son indifférence. Aux heures les plus cruelles, c’est ici que je suis venue chercher un peu d’apaisement. J’y viens encore ce soir, malgré le froid. Il n’est de souffrance que l’étang ne puisse partager avec moi. Depuis si longtemps que nous sommes ensemble. Depuis toute ma vie.”

Nous sommes en pays d’Horte, entre Angoulême et Périgueux, des dernières fêtes d’une aristocratie qui court à sa perte aux orages de la Révolution et de la Terreur, où passe l’Histoire, impitoyable.

Ces temps qu’elle a vécus, Adèle d’Aiguebrune, la boiteuse, fille de haute et ancienne race –une âme juste et fière dans un corps blessé- nous les raconte comme en confidence, elle qui a compris dès l’enfance que “rien n’est donné et qu’il faut prendre et se battre”.

Une vie d’aventures qui évoque Jane Eyre, une fresque intimiste, pleine d’humanité, de folies, de sentiments –et surtout, cette voix qui nous touche, celle d’une femme lucide et généreuse, que l’on n’oublie pas.

Dès ce premier roman, Pascale Rey fait preuve d’une maîtrise de l’intrigue et du rebondissement à la Dumas, et elle s’impose à nous, avec sensibilité et naturel, dans l’évidence d’un authentique talent.

Pascale Rey, née à Périgueux, est enseignante en Charente, précisément dans la région qui lui a inspiré l’histoire d’Adèle d’Aiguebrune.

Mon avis :

Je n’ai pas mis d’extrait car l’auteure nous a mis le premier paragraphe de son roman en début de quatrième de couverture.

Voilà un beau livre que je ne suis pas prête d’oublier, avec l’histoire d’une femme-courage qu’on appellerait aujourd’hui résiliente. Une femme d’aujourd’hui qui a vécu la Révolution de 1789.

J’ai été embarquée dans cette histoire dès la première minute et jamais je n’ai été lâchée… Je me suis laissée emmener au rythme des saisons, de la vie, sans avoir le temps de me dire : “tiens ? il devrait se passer ça à tel moment…” et c’est plutôt rare en ce qui me concerne.

L’histoire de cette femme jalonnée de deuils et qui a tout pour mal démarrer rebondit avec la volonté d’Adèle, sa lucidité et sa persévérance.

Chapeau, Pascale Rey ! Votre livre est magnifique, empreint de sensibilité et non de sensiblerie. Une vraie leçon pour chacun d’entre nous.

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Les Héritiers du désert

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> Le livre : Les Héritiers du désertde Jean Deminzac, Edition Société des Ecrivains, 544 pages, 25 €, roman d’amour et d’aventure, 2011.

> Le pitch :Juste avant de mourir, le marquis De Kéraldec ajoute une clause à son testament : il lègue toute sa fortune à un garçon, Sylvain, ami de la famille à condition que sa petite fille Hermine l’épouse. Ce mariage qui doit durer un an emmène Hermine et Sylvain en Inde où ils vivront une incroyable aventure à la recherche d’un temple perdu. Face à leur destin, entre humanitaire et archéologie, ils auront à reconnaître leurs sentiments.

Merci au site des Agents Littéraires (http://www.les-agents-litteraires.fr) et à la Société des Ecrivains de m’avoir permis de lire ce livre en me l’envoyant gracieusement. Les Agents Littéraires ont à cœur de faire découvrir de nouveaux auteurs, parmi les livres qui sortent chaque année chez des éditeurs indépendants, voire même auto-édités. Et il y a des petites merveilles dans la dizaine de milliers de livres qui sortent chaque année.

> La critique : Un livre qui m’a surpris par son rythme dès le départ. Si je devais lui donner un genre, je serai bien embêtée, alors je vais dire : roman d’amour, mais pas à l’eau de rose, l’amour avec un grand A… Et aussi roman d’aventures, dans un pays où l’on survit plus qu’on ne vit… Une quête de soi, de l’amour, de la vie…

Alors que je m’attendais à un rythme rapide, à un climat générant du suspense, l’auteur m’emmène tranquillement à la découverte du personnage principal de ce livre : Hermine. Après avoir lu la quatrième de couverture, je m’attendais à un thriller, j’apprécie la douceur de vivre bretonne, même si le début de l’histoire est plutôt triste car il résume les premières années de vie d’Hermine, la petite-fille du marquis et amiral De Kéraldec.

Et du coup, ce personnage devient dès les premières lignes attachant. J’ai eu de la compassion pour cette jeune fille qui a eu la malchance de naître fille, de perdre père et mère, et d’être reniée par son grand-père maternel parce que fille et donc non digne de la mer… car le vieux marquis était amiral, il avait voué sa vie à la marine, et s’était reconnu en Sylvain, digne héritier selon lui. La première partie nous parle de sa mort, et des conditions de l’héritage, qui seront exécutées à la lettre, sans compter une prédiction… Le cadre est bien posé, l’aventure peut commencer, et croyez-moi, elle commence avant même le départ en Inde d’Hermine…

Au milieu du roman qui nous emmène à Bombay, voilà que le rythme s’accélère pour devenir trépidant. L’action qui prédomine nous fait voyager hors du temps, dans un univers qui assemble la médecine, la science militaire et l’archéologie, l’amour et les souvenirs, le danger et la confiance… Quel passage extraordinaire que j’ai adoré !! Si vous aimez l’aventure, vous êtes servis à chaque instant, à chaque mot… Je ne crois pas qu’on puisse y être insensible.

La fin est plus posée, plus douce aussi, sur le même rythme qu’au début du livre. Je ne la dévoilerai pas. Mais j’ai apprécié le calme d’après la tempête qui en est sorti. Mais la fin n’est pas sûre, quoique je me suis demandée si mon idée de départ allait être l’option prise par l’auteur…

Si vous voulez en savoir davantage, ce n’est pas compliqué : rendez-vous sur le site de la Société des Ecrivains :

(http://www.societedesecrivains.com/librairie/livre.php?isbn=9782748370126), et achetez le livre !

Impossible de s’ennuyer… De très beaux moments de lecture. L’auteur, Jean Deminzac, est aussi poète, et sa sensibilité transparaît quand il parle de l’amour. Il nous emmène au cœur de l’action avec une facilité déconcertante. Et c’est une première œuvre !! Il me tarde de pouvoir en lire une autre de Jean Deminzac (si vous me lisez, n’hésitez pas, j’attendrai patiemment… avec une vraie pointe d’envie !)

Un livre à lire absolument si vous aimez l’aventure, l’amour, l’action, le suspense, bref, si vous aimez l’aventure humaine de la vie !

> Et s’il fallait mettre une note, ce serait : 4,25/5

La critique est parue sur le site des agents littéraires : http://www.les-agents-litteraires.fr/les-heritiers-du-desert-de-jean-deminzac#comment-2933

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