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Attila, le curieux chat voyageur

couv-attila-voyageurAttila, le curieux chat voyageur de Christine Lacroix, édition City-Éditions.com, roman, mai 2016

237 pages, 17,90 €

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Quatrième de couverture :

« Turbulent, patachon, espiègle, fanfaron : ce sont les traits de caractère d’Attila, le beau chat de gouttière. Ce robuste félin partage l’existence d’un sympathique bipède qu’il a réussi à apprivoiser. Mais un jour, lors d’un déménagement, pris de panique, Attila s’enfuit. Commence alors une vie d’aventures, de chat errant dans une ville qui n’est pas vraiment faite pour lui.


Lors de ces aventures, il rencontre des humains, mais aussi d’autres chats, pas toujours très sympathiques, et savoure sa liberté. Mais Attila garde toujours un objectif : retrouver son compagnon, l’humain avec qui il partageait sa vie. Il n’aura de cesse d parcourir le monde en tous sens jusqu’à avoir accompli sa mission er être enfin rentré à la maison… »


Auteur du roman à succès « Les fantastiques aventures de Surcoût » (City), Christine Lacroix ne se rappelle pas un jour de sa vie sans présence féline, notamment celle d’Attila. Son souhait serait que ses romans invitent à se rendre dans un refuge pour y adopter le plus ancien locataire ou le plus cagneux des chats de gouttière.

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Extrait page 7 :

« Avant, je m’appelais Black, juste Black. Mais Attila ça me va…

Pourtant à mes débuts j’étais blanc, tout blanc. Quand j’étais chaton, je suis tombé dans un sac de coke posé dans le coin nord de la remise où je suis né ; maintenant je suis noir, tout noir avec des émeraudes à la place des yeux. »

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Mon avis de lectrice (et que de lectrice !)   :


Un livre plaisant à lire
, qui se lit relativement facilement. On suit le chat dans ses aventures, heureuses ou moins heureuses. J’en profite pour préciser, comme l’a fait Brigitte Bulard-Cordeau dans la préface, qu’il s’agit d’une histoire vraie et que ce qu’Attila nomme la coke est en réalité un sac de charbon…

L’auteure se glisse dans la peau du chat, animal qu’elle connaît manifestement bien. Et si j’ai parfois un peu de mal avec quelques mots (talpidé pour éviter la répétition du mot taupe par ex.), j’ai aimé entrer dans son univers parfois poétique, parfois plus réaliste. L’histoire est bien trouvée, mais j’ai parfois moins apprécié ce que j’appellerai des invraisemblances : le chat parle de choses humaines comme un humain et anticipe quelques passages, mais c’est complètement assumé par l’auteure.

Je pense que c’est un livre à destination des amis des chats avant tout mais qu’il peut être lu par tous, et qu’on peut vraiment apprendre ce qu’est un chat.

Ps: Tout au long du livre, je me suis demandé si Christine Lacroix était professeur de français ? J’ai cherché sur le net, rien trouvé si ce n’est qu’elle est aussi l’auteure du blog chat-pitre.over-blog.com.

Re-ps : J’ai également une question pour l’auteure au cas où elle passerait ici : Madame Lacroix, pourquoi le chat sur la couverture n’est-il pas noir ? Et pourquoi me fait-il furieusement penser à Surcouf ?

 Sourire.

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Le merveilleux divorce de Juliette B.

Le merveilleux divorce de Juliette B., de Sylvie Medvedowsky, Editions PLON, roman, 2003.

Quatrième de couverture  :

“Juliette B, la quarantaine alerte, divorce. C’est le choc.

La procédure démarre, l’audience arrive. Tout devrait bien se passer, pourtant rien ne se déroule comme prévu. Paul, l’ex-mari, refuse malgré ses bonnes paroles de payer la pension alimentaire. Les ennuis commencent.

Comment va-t-elle désormais acheter les petites robes et les strings de marque dont elle raffole ? Et puis, il y a Arthur, dix ans, et Elise, treize ans, ses bébés. Les enfants ayant tendance à aller au plus offrant, la rivale tente de les manipuler.

Pendant ce temps, les amis disparaissent. Son propriétaire la menace d’expulsion. Son banquier la poursuit. Les honoraires de l’avocat et des experts en tous genres se multiplient. La machine judiciaire s’emballe.

Juliette va-t-elle baisser les bras ? Ce serait mal la connaître. L’ex, sûr de lui, se croit au-dessus des lois. Il veut la bagarre ? Il l’aura. Les copines, les prétendants, l’amant du moment, tout le monde s’y met – jusqu’au coup de grâce.”

Une comédie drôle, tendre, pleine de rebondissements et, sur le fond, optimiste.

Et si nous étions toutes des Juliette ?

Sylvie Medvedowsky travaille et élève ses deux enfants. Elle est divorcée. C’est son premier roman.

Extrait page 9 :

“PENSEES NOCTURNES (j-10)

Sommeil : zéro Lexomil la nuit dernière, pas mal dormi quand même malgré réveil à 5h45. Rien cette nuit, c’est décidé.

Enfants : étrangement calmes depuis deux jours

Banque : moins 6 000 euros (j’ose pas imaginer ce que ça aurait fait en francs)

Oui, Madame le Juge. Non, Madame la Juge. C’est à dire que non, je n’y ai pas pensé tout de suite.”

Mon avis :

Un livre pour se détendre et un livre dans lequel les femmes ayant divorcé pourront se reconnaître.

Beaucoup de rythme, une histoire que j’ai suivi avec intérêt, des péripéties et des coups bas… et une femme que l’on croit superficielle, mais qui, dans sa frivolité et ses soucis, se révèle forte et attachante, déterminée et courageuse.

Un joli moment de lecture, une incursion entre le journal intime de Juliette, le personnage principal, et des moments de sourire, voilà ce qui vous attend…

Un livre à lire pour cette fin de vacances, ou pour cette rentrée si vous avez repris le chemin du travail, un livre qui se lit très facilement en toute occasion.

Le merveilleux divorce de Juliette B, réalité ou imagination, qui sait ?

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1Q84–Livre 3

1Q84 – Livre 3 – Octobre Décembre de Haruki Murakami, traduit du japonais par Hélène Morita, Roman, Editions BELFOND, 03/2012, 530 pages, 23.50 €

Quatrième de couverture :

“Ils ne le savaient pas alors, mais c’était là l’unique lieu parfait en ce monde. Un lieu totalement isolé et le seul pourtant à n’être pas aux couleurs de la solitude.

Le livre 3 fait entendre une nouvelle voix, celle d’Ushikawa.

Et pose d’autres questions : quel est ce père qui sans cesse revient frapper à la porte ? La réalité est-elle jamais véritable ? Et le temps, cette illusion, à jamais perdu ?

Sous les deux lunes de  1Q84, Aomamé et Tengo ne sont plus seuls…”

Extrait page 9 :

“Pourriez-vous vous abstenir de fumer, monsieur Ushikawa ?” dit l’homme le plus petit.

Ushikawa regarda un moment le visage de son interlocuteur qui lui faisait face de l’autre côté du bureau, puis ses yeux se reportèrent sur la cigarette Seven Stars qu’il tenait entre les doits. Elle n’était pas allumée.

“Excusez-moi”, ajouta l’homme sur un ton très protocolaire.

Mon avis :

Un dernier tome à la hauteur des deux premiers. Voici l’homme par lequel l’histoire avance : Monsieur Ushikawa, un homme intriguant doté d’une intuition quasi infaillible mais qui ne voit pas tout, ne comprend pas forcément tout, et cela le perdra-t-il ? Il était déjà apparu dans les précédents tomes, a déjà rencontré Tengo sous le couvert d’une fondation extrêmement généreuse… Cet homme, engagé par une organisation, est en chasse : il cherche Aomamé la tueuse qui se cache du monde. Et bientôt le voilà dans son quartier… qui est aussi celui de Tengo… Mais que va-t-il se passer ?

Parce que vous croyez que je vais vous le dire ?? Allez, hop hop hop ! On prend le livre et on le lit si on veut savoir !! (rires)

Ce qui m’a étonné dans ce roman, ce sont les allers-retours de la vie dans l’année 1Q84, en fonction des personnages. Mais cela donne un éclairage tout à fait intéressant pour nous lecteurs, qui nous permet de mieux comprendre voire même parfois (rarement) d’anticiper la suite de l’histoire.

Même si les “Little People” restent pour moi un mystère, l’histoire se finit à la fois de manière étonnante et tout à fait logique. Qui l’a vue venir ?

J’ai beaucoup aimé ce livre, perdre mes repères et me laisser aller dans un univers totalement … j’allais dire loufoque ! bref, j’ai aimé me laisser aller au gré de l’imagination de l’auteur.

Le rythme est toujours palpitant, le suspense est bien là et nous tient jusqu’au bout, et même si c’est fini (bouuuh) qu’il n’y aura pas de quatrième tome, j’ai envie de savoir comment la vie d’Aomamé et celle de Tengo vont aller…

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Deux femmes en vue

Deux femmes en vue, de Madeleine Chapsal, Editions Fayard, roman, 2001, 373 pages, 19,80 €

Quatrième de couverture :

“Enfin parvenues au sommet de leur réussite, l’une en tant qu’écrivain, l’autre à la tête de sa maison de couture, Léonore Duval et Georgine Mallet sont, depuis longtemps, deux amies intimes.

Vivant à Paris dans le même quartier, elles se voient et se téléphonent presque tous les jours pour se raconter leur passé, leur présent, s’amusant ensemble de ce qui leur arrive. Tout change si vite autour d’elles ! Alors, que pourrait-il encore leur arriver à elles qui ont tout eu, à ce qu’il semble ?

Un homme.

Ce seras Nicolas Charpentier, plus jeune qu’elles. D’abord séduit par Léonore, il succombe également à Georgine, pour bientôt ne plus savoir laquelle il préfère : à son corps défendant, avec deux femmes en vue ! Et d’autant plus en vue qu’elles sont toutes les deux célèbres. L’amitié des deux femmes va-t-elle survivre à ce cyclone ?”

Avec Madeleine Chapsal, le roman sentimental passe du rose au rouge passion.

Extrait page 9 :

“A quel moment de ma vie ai-je paru à mon mieux ? ai-je été le plus moi-même ?” se demande Léonore, rentrée chez elle après sa journée de travail, en contemplant les ultimes portraits d’elle que vient de prendre Kourine, son photographe attitré. »

Mon avis :

Un roman que j’ai lu sans grande passion mais dont j’ai choisi de vous parler pour une seule raison : elle explique ce qu’est le travail d’un écrivain, de la création à la vente de son œuvre.

Une histoire un peu banale : deux amies célibataires qui rencontrent un homme. Vont-elles plonger toutes les deux ? La réponse est oui, bien évidemment. Mais une histoire qui a le mérite d’exister sans “gnan-gnan” et qui reste plaisante à lire. Mais si vous ne l’avez pas dans votre bibliothèque, ce n’est pas grave sauf si vous souhaitez en savoir davantage sur ce qu’est un écrivain.

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Dans l’œil du cyclone

“Dans l’œil du cyclone”, de François Xavier, Les Editions du Littéraire, 2012, 236 pages, 17,50 €.

> Présentation : Il a un avis sur tout. Traque les défaillances morales comme d’autres les virus. De Venise aux gorges du Verdon, de Berlin à Hollywood il suivra la tendance et enquêtera sur le 11-Septembre et les marchands d’art. Il roule trop vite et boit parfois plus que de raison. Décrypte médias et discours politiques grâce à une lucidité portée en étendard. Il se permet même d’afficher une totale liberté d’expression et s’amuse à damer le pion aux pharisiens du nouvel ordre mondial : X. est un homme de principes. Mais il a un point faible, il cède facilement à ses sentiments, pensant que l’Amour assouvira sa quête de sens.

>  Ce livre est un mélange entre le roman et l’essai, une quête authentique de l’amour, une exploration de ce sentiment qui chamboule une vie.

François Xavier m’a dédicacé son livre (merci beaucoup, ça m’a vraiment touché !) en utilisant l’expression d’une plongée en apnée. C’est ce que j’ai ressenti à la lecture. Me voilà plongée dans l’histoire et la tête d’un homme, avec sa vision de l’amour et des questions : l’amour, est-ce le désir ? du sexe ? autre chose ? En apnée parce que le style d’écriture est vif, avec des phrases courtes, ce qui donne de la vitesse et beaucoup de rythme à l’histoire.

Pour vous donner l’eau à la bouche, voici un extrait (page 15) :

« C’est ainsi que tout commença. Dans la nuit du trente juin au premier juillet. Lors d’une soirée ordinaire avec quelques gens ordinaires, seulement voilà. S’il y avait bien un buffet froid et de la musique. Des filles en mini-jupe aux jambes fluettes et aux regards envoûtants. Il y avait Marie. »

X a aimé Marie, puis ils se sont quittés et la vie continue d’avancer. X est célèbre et X cherche l’amour dans les autres femmes et en arrive à la conclusion que lorsqu’il aime vraiment, il a envie de dormir avec elle, la femme pour qui il ressent quelque chose, et non, là je n’ai pas tout révélé (sourire).

Même si j’ai eu par moments quelques petites difficultés à la lecture, n’étant pas une grande littéraire d’une part, et parce qu’il me manquait des transitions pour bien suivre l’histoire, j’ai fini par m’attacher à X et à ce « Je » qui n’est pas X (mais son ami) et qui nous aide à progresser dans l’histoire. J’ai aimé découvrir la façon dont X, être humain de sexe masculin, vivait les choses, que ce soit quand il aime Marie, quand ils se quittent, quand il se fait apprivoiser par elle.

J’ai apprécié le prologue qui surprend : va-t-on lire une descente aux enfers ? un policier ? mais de quoi X souffre-t-il ? Tout comme j’ai apprécié le dernier paragraphe de la post-face qui ne peut que nous arracher un sourire car nous avons une réponse, enfin !, et pas celle à laquelle je m’attendais (ça aurait été trop facile, n’est-ce pas François Xavier ? sourire)

Enfin, je voudrais terminer sur le format du livre (13,5 cm x 21,5 cm), idéal en ce qui me concerne, avec des pages de couleur ivoire, détails peut-être pour vous, mais pour moi qui lis le soir avant de m’endormir, détails qui comptent !

Merci, François Xavier, pour cette lecture enrichissante !

Et merci aux Agents Littéraires de m’avoir permis de découvrir cet auteur, ainsi qu’aux Editions du Littéraire qui m’ont aimablement envoyé le roman.

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Journal de Yalda

Le Journal de Yalda, de Yalda Rahimi et Marion Ruggieri, Editions Grasset, 2005, 17,90 €, 282 pages.

Quatrième de couverture :

“Je m’appelle Yalda. J’ai 17 ans et je suis afghane. Quand j’avais 5 ans, nous avons fui la guerre pour nous réfugier à Islamabad, au Pakistan, où j’ai vécu dans la poussière.

A la télé, j’ai vu mon pays sombrer dans l’obscurantisme, les femmes réduites à néant par les talibans. Lorsqu’on m’a proposé de poursuivre mes études à Paris, j’ai pensé : c’est la chance de ma vie. Ma famille a dit oui. Je n’ai encore jamais pris l’avion, je n’ai encore jamais vu de femmes sans voile ailleurs qu’à la maison. Chez moi, à mon âge, une fille est mariée, souvent sans son consentement.

Hier soir, avant mon départ, on m’a offert un cahier avec sur la couverture une montagne enneigée. Pour y écrire ce que j’ai sur le coeur.”

C’est le regard lucide, étonné et souvent drôle d’une jeune femme afghane sur nos mœurs : le voyage de Yalda en France.

Extrait page 37 :

“7 Septembre 2003.

Aujourd’hui, j’ai déjeuné “en terrasse”. Une pratique déconcertante. Chez nous, il serait totalement incongru, voire inconvenant, de manger dehors. D’abord, parce que c’est pollué. Ensuite, parce que c’est interdit aux femmes. Au restaurant, les Afghanes doivent manger cachées.”

Mon avis :

Un livre plein de fraîcheur, de découvertes, dans lequel je ne me suis jamais ennuyée. Voir le monde occidental avec les yeux de Yalda est souvent drôle.

Une bouffée d’oxygène qui fait relativiser un certain nombre de choses que l’on a d’acquis et qui sont oubliées.

Un livre relativement récent (2005) et dont on aurait pu penser qu’il datait du siècle dernier.

J’ai adoré. Je l’ai lu d’une traite. Et surtout, j’ai beaucoup appris sur ce qu’est une femme Afghane, son rôle, sa vie, les traditions… et les miennes qui me paraissent si évidentes, comme boire un café sur une terrasse…

Un livre très bien écrit, dont la fin est ouverte et dont j’ai dit : “pourvu qu’il y ait une suite !”.

Un livre à lire ! A ne pas passer à côté !

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Le Gardien des abeilles

Le Gardien des abeilles, de Jean-Paul Froustey, Editions Lucien Soury, roman, 2011, 18 €, 248 pages.

Quatrième de couverture :

“Trahi par une journaliste, calomnié par ses collègues et délaissé par sa femme, Xavier renonce brutalement à une prometteuse et brillante carrière d’urgentiste dans un hôpital parisien. Il abandonne tout et choisit une existence loin des hommes, en osmose avec la nature, au coeur de la forêt landaise. Intellectuel avéré, il se révèle aussi comme un artisan minutieux et exigeant qui, après des années de travaux, va donner une seconde jeunesse à la vieille maison qu’il a achetée. Par ailleurs, il se découvre un talent d’apiculteur avec les colonies d’abeilles abandonnées dans le parc de sa demeure. Il se prend de passion pour ses locataires qui, contre toute attente, ont résisté malgré l’absence de soin.

Considéré comme un ermite ombrageux, bourru et inaccessible par ses lointains voisins, Xavier s’épanouit pleinement dans son nouvel environnement qui lui offre un hâvre de paix et l’équilibre tant recherché.  Mais sa vie de reclus va brutalement basculer : d’abord lorsque Camille, cette journaliste qui a déjà brisé sa vie, croise de nouveau sa route, puis lorsque l’ouragan Klaus dévaste la forêt, le laissant gravement blessé.

Après avoir fui la société, mis fin à ses activités professionnelles et à ses relations, Xavier renoncera-t-il à la vie ou développera-t-il l’instinct de survie, à l’image de ces essaims d’abeilles qui ont survécu à la tempête ?”

Dans cette histoire haletante et profondément humaine, Jean-Paul Froustey nous fait vivre le combat incessant que l’homme livre avec la nature dans une des plus grandes forêts d’Europe. Un roman en hommage à un patrimoine naturel, précieux mais fragile.

Extrait : page 11, 1ères lignes 1er paragraphe :

“Pour la première fois, Camille avait décidé de prendre des vacances seule, loin des gens du show-biz et de la télévision. Elle en avait assez d’aller au bout du monde, de se heurter à son voisin de bureau qui avait eu la même idée ou qui,n comme elle, avait cédé à la mode du moment.

La jeune femme avait ouvert une carte, comme l’aurait fait un enfant, elle avait pointé son doigt au hasard : Mimizan.”

Mon avis :

En ouvrant ce livre après avoir lu la quatrième de couverture, j’étais persuadée d’avoir entre les mains un ouvrage qui me parlerait nature, écologie….

En fait, si les difficultés des sylviculteurs sont évoqués, l’auteur ne s’appesantit pas dessus et laisse ses personnages avancer vers leurs destins. Les deux personnages principaux, Xavier urgentiste et apiculteur et Camille journaliste, ont tout pour se détester ou être incompris. Mais cheminer avec eux, au coeur de cette belle forêt de pins maritimes, me les fait apprécier davantage à chaque page. Les personnages secondaires sont tout aussi sympathiques : Rémi, docteur, et Armelle, sa femme directrice d’une usine de bois, Emilie, docteur, et Julien, bûcheron, sans oublier Cyril, fils de Camille, qui va se prendre d’intérêt tant pour l’apiculture que pour Xavier qui ferait, selon lui, un excellent beau-père.

J’ai apprécié ce roman qui se lit vite et ne manque pas de rebondissements. L’auteur, Jean-Paul Froustey, nous emmène de Paris à Dax, tout en s’arrêtant à Bordeaux et Capbreton.

A lire pour ne pas oublier les dégâts que peuvent causer tempêtes et ouragans.

A lire pour celles et ceux qui aiment l’amour et le courage des personnes mises face à leur destin.

Un livre plaisant qui mérite d’être lu.

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La Boiteuse

La Boiteuse, Un hommage à la famille, à la tendresse, à l’amour de Marthe Gagnon-Thibaudeau, Editions “Succès du Livre Collection”, roman, 2005.

Quatrième de couverture :

“La jeunesse de Gervaise Lamoureux n’est pas rose. Après avoir vu, à l’âge de 3 ans, sa tante mourir de tuberculose, elle est blessée et reste boiteuse. Sa mère devient folle, son frère quitte la ferme familiale et son père s’endette pour lui payer des soins.

Gervaise se retrouve alors pensionnaire dans la famille Lamont où elle s’entend bien avec la petite Julie et Juliette sa mère, mais le père bat sa femme et Gervaise s’enfuit. Elle est recueillie par un brave curé qui la confie à une riche demoiselle, Anita Labrèche, laquelle lui donne une bonne éducation.

A la mort de sa bienfaitrice, Gervaise se retrouve dans un couvent où elle n’est pas très heureuse. Il lui faudra la rencontre de Télesphore Langevin, veuf et père de six enfants, pour découvrir l’amour. Alors qu’elle attend un enfant de lui, Gervaise commence à croire au bonheur.”

Après avoir vécu de nombreuses années loin de son Québec natal, Marthe Gagnon-Thibaudeau se découvre une passion pour l’écriture. En quelques années, elle écrit six romans, dont “Pure laine, pur coton” et “Le Mouton noir de la famille” qui rencontrent aussitôt un large public.

Extrait, page 12 :

“Furieuse, Lucette saisit l’enfant, et la roua de coups. La pauvre petite, sidérée, subit la colère de sa mère et ne fit aucun mouvement pour tenter de se protéger. Et Lucette frappa, frappa encore.

– Arrête, Lucette, arrête, tu vas la tuer ! hurla la malade.

Mais Lucette n’entendit pas. La fillette, clouée au sol, criait à rendre l’âme. Marie, effrayée, se leva avec peine, s’empêtra dans sa longue robe de nuit et tomba de tout son long sur l’enfant qu’elle chercha à protéger.”

Mon avis :

Un livre passionnant qu’on dévore et dont on dit après avoir lu la dernière ligne : “Comment ? C’est déjà fini ?”

Et une quatrième de couverture qui manque d’exactitude, comme si la personne chargée de l’écrire, avait lu le livre en diagonale… Mais ce n’est qu’un détail….

J’ai adoré… Les images ont défilé… Jai tout oublié… y compris le temps qui passe ! C’est un livre ensorceleur, dès qu’on le commence, il faut le finir, on veut savoir, comprendre…

Jamais la tension ne descend, le plaisir de la lecture est constant, et on vibre d’émotions en même temps que l’héroïne.

Nous voilà au Québec, au début du XXème siècle, et la vie de Gervaise défile, plus ou moins vite selon les évènements qui s’y produisent. Comment ne pas s’attacher à cette jeune femme dont la vie a mal démarré, mais dont le père a fait tout ce qu’il était humainement possible de faire au point de se sacrifier pour sa fille.

Si j’avais un livre à recommander, ce serait celui-là. N’hésitez pas, lisez-le !

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Adèle d’Aiguebrune

Adèle d’Aiguebrune de Pascale Rey, Editions Robert Laffont, Roman, 1999

Quatrième de couverture :

Le soir tombe lentement. Un reste de lumière vient mourir sur l’eau, s’enfonçant comme une lame dans la surface calme que rien ne peut déchirer. Comme j’aime cet étang, sa sauvagerie paisible et son indifférence. Aux heures les plus cruelles, c’est ici que je suis venue chercher un peu d’apaisement. J’y viens encore ce soir, malgré le froid. Il n’est de souffrance que l’étang ne puisse partager avec moi. Depuis si longtemps que nous sommes ensemble. Depuis toute ma vie.”

Nous sommes en pays d’Horte, entre Angoulême et Périgueux, des dernières fêtes d’une aristocratie qui court à sa perte aux orages de la Révolution et de la Terreur, où passe l’Histoire, impitoyable.

Ces temps qu’elle a vécus, Adèle d’Aiguebrune, la boiteuse, fille de haute et ancienne race –une âme juste et fière dans un corps blessé- nous les raconte comme en confidence, elle qui a compris dès l’enfance que “rien n’est donné et qu’il faut prendre et se battre”.

Une vie d’aventures qui évoque Jane Eyre, une fresque intimiste, pleine d’humanité, de folies, de sentiments –et surtout, cette voix qui nous touche, celle d’une femme lucide et généreuse, que l’on n’oublie pas.

Dès ce premier roman, Pascale Rey fait preuve d’une maîtrise de l’intrigue et du rebondissement à la Dumas, et elle s’impose à nous, avec sensibilité et naturel, dans l’évidence d’un authentique talent.

Pascale Rey, née à Périgueux, est enseignante en Charente, précisément dans la région qui lui a inspiré l’histoire d’Adèle d’Aiguebrune.

Mon avis :

Je n’ai pas mis d’extrait car l’auteure nous a mis le premier paragraphe de son roman en début de quatrième de couverture.

Voilà un beau livre que je ne suis pas prête d’oublier, avec l’histoire d’une femme-courage qu’on appellerait aujourd’hui résiliente. Une femme d’aujourd’hui qui a vécu la Révolution de 1789.

J’ai été embarquée dans cette histoire dès la première minute et jamais je n’ai été lâchée… Je me suis laissée emmener au rythme des saisons, de la vie, sans avoir le temps de me dire : “tiens ? il devrait se passer ça à tel moment…” et c’est plutôt rare en ce qui me concerne.

L’histoire de cette femme jalonnée de deuils et qui a tout pour mal démarrer rebondit avec la volonté d’Adèle, sa lucidité et sa persévérance.

Chapeau, Pascale Rey ! Votre livre est magnifique, empreint de sensibilité et non de sensiblerie. Une vraie leçon pour chacun d’entre nous.

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Chouette, une ride !

Chouette, une ride ! d’Agnès Abecassis, éditions Calmann-Levy, roman, 2009

Quatrième de couverture :

 Jusqu’à présent, ma vie était hyper plan-plan. Genre marmots, boulots, dodo sauf que pour moi, le boulot ça se passe à la maison, scotchée à un clavier d’ordinateur.

Ben oui, mon job, c’est un écrivain (célèbre). Mais dernièrement tout a basculé :

– Un beau gosse dans la rue m’a appelé Madame ;

– Il m’a fallu une traduction simultanée pour comprendre ce que me disait une ado ;

– Une vendeuse mielleuse m’a suggéré une crème anti-âge ;

– J’ai surpris des copines en train de trafiquer leur date de naissance.

Et là, d’un coup, j’ai réalisé que j’avais trente-six ans. C’est à dire techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante.

A votre avis, je fais quoi ? Je déprime ou je positive ?

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Agnès Abecassis, elle au moins, n’a jamais caché son âge, elle est née le 16 Mars. Suite à 15 années d’études (en comptant depuis le CP), elle est devenue journaliste, scénariste et illustratrice.

Après les “Tribulations d’une jeune divorcée”, “Au secours, il veut m’épouser” et “Toubib or not toubib”, elle signe ici sa quatrième comédie déjantée.

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Extrait :

“Un flash illumine la pièce.

Puis un autre.

Je me retourne, et découvre deux clientes en train de me mitrailler avec leur mobile.

Oh non.

Figée, je réalise que des photos de moi, la tête dans une papillote fourrée à la purée de goudron, sont désormais entre les mains d’inconnues au sourire niais.”

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Mon avis :

Quelques heures de pure détente, de bonne humeur, de pêche, voilà ce qui vous attend !

On suit avec plaisir quelques mois dans la vie d’une auteure de thrillers où même le quotidien a sa vie propre et parfois complètement incroyable.

Je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire par moments tant l’histoire était comique ! Le temps de lire cette histoire, je me suis vue écrivain, à sa place, dans ces situations cocasses … Que d’imagination !

Un pur bonheur !

Un livre à lire absolument un jour de pluie, de soucis, pour se changer les idées.

Un livre à lire de toute urgence !

Car, chouette, j’ai une ride !!

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