Archives mensuelles : juin 2012

Le temple des vents

Le temple des vents, L’épée de vérité, tome 4 de Terry Goodking, Fantasy, 2006, Editions France Loisirs

Quatrième de couverture :

“L’Epée de Vérité en main, Richard Rahl a combattu la mort en personne et secouru le peuple de D’Hara.

Mais à présent l’empereur Jagang, puissant jusqu’à la démence, lui oppose un ennemi insaisissable, un fléau qui déferle inexorablement sur le pays et frappe des milliers de victimes innocentes, à commencer par les enfants.

Richard doit chercher un remède, mais il est pris dans le plus cruel des dilemmes, car selon la Prophétie, il devra perdre la femme qu’il voulait épouser, ou sa propre vie.

Dans ce combat, Richard et Kahlan vont tout risquer, y compris leur amour, pour découvrir la source du fléau, une magie enfermée depuis trois mille ans dans le Temple des Vents. Mais sur ce chemin, sa bien-aimée le trahira dans son sang…

Ainsi parle la Prophétie…”

Extrait (page 9) :

“- Laisser-moi le tuer ! insista Cara.

Sur les dalles du marbre, ses grandes enjambées furieuses produisaient un vacarme épouvantable.

– Pas question, répéta Kahlan.

Les bottes en cuir souple qu’elle portait sous sa longue robe blanche d’Inquisitrice bruissaient à peine tandis qu’elle s’efforçait de suivre le rythme de la Mord-Sith – sans pour autant courir. Une question d’amour-propre…”

Mon avis :

Un livre dans la lignée des précédents, l’intérêt ne s’use pas et j’ai suivi avec plaisir les aventures de Richard et Kahlan.

Cette fois-ci, leur amour semble (encore) contrarié par la magie qui se manifeste sous la forme de la peste, la “mort noire”, comme l’appellent les habitants des Contrées.

Et le seul moyen d’éradiquer cette épidémie semble être la réalisation d’une prophétie demandant à ce que Richard se marie, mais pas avec Kahlan…

Quand est arrivée la dernière ligne du roman, je me suis dit “oh non, il va me falloir attendre la suite !”. Par contre, je mettrai quand même un bémol par rapport à la violence : en effet, en même temps qu’arrive la violence, arrive un tueur qui s’attaque aux femmes et j’ai eu un vrai problème pour pouvoir lire ce qu’il leur avait fait… Âme sensible, s’abstenir… L’ambiance est terrible, car on ne sait pas qui il est pendant un certain temps, pour ne pas dire un temps certain.

Si je devais donner une note à cet ouvrage, je lui mettrai 4/5 à cause de ce bémol.

Mais ça reste un super Fantasy à dévorer ! Quelle imagination a l’auteur ! Chapeau !!

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Classé dans fantasy

Deux femmes en vue

Deux femmes en vue, de Madeleine Chapsal, Editions Fayard, roman, 2001, 373 pages, 19,80 €

Quatrième de couverture :

“Enfin parvenues au sommet de leur réussite, l’une en tant qu’écrivain, l’autre à la tête de sa maison de couture, Léonore Duval et Georgine Mallet sont, depuis longtemps, deux amies intimes.

Vivant à Paris dans le même quartier, elles se voient et se téléphonent presque tous les jours pour se raconter leur passé, leur présent, s’amusant ensemble de ce qui leur arrive. Tout change si vite autour d’elles ! Alors, que pourrait-il encore leur arriver à elles qui ont tout eu, à ce qu’il semble ?

Un homme.

Ce seras Nicolas Charpentier, plus jeune qu’elles. D’abord séduit par Léonore, il succombe également à Georgine, pour bientôt ne plus savoir laquelle il préfère : à son corps défendant, avec deux femmes en vue ! Et d’autant plus en vue qu’elles sont toutes les deux célèbres. L’amitié des deux femmes va-t-elle survivre à ce cyclone ?”

Avec Madeleine Chapsal, le roman sentimental passe du rose au rouge passion.

Extrait page 9 :

“A quel moment de ma vie ai-je paru à mon mieux ? ai-je été le plus moi-même ?” se demande Léonore, rentrée chez elle après sa journée de travail, en contemplant les ultimes portraits d’elle que vient de prendre Kourine, son photographe attitré. »

Mon avis :

Un roman que j’ai lu sans grande passion mais dont j’ai choisi de vous parler pour une seule raison : elle explique ce qu’est le travail d’un écrivain, de la création à la vente de son œuvre.

Une histoire un peu banale : deux amies célibataires qui rencontrent un homme. Vont-elles plonger toutes les deux ? La réponse est oui, bien évidemment. Mais une histoire qui a le mérite d’exister sans “gnan-gnan” et qui reste plaisante à lire. Mais si vous ne l’avez pas dans votre bibliothèque, ce n’est pas grave sauf si vous souhaitez en savoir davantage sur ce qu’est un écrivain.

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Classé dans roman

Le second souffle

Le second souffle de Philippe Pozzo di Borgo, Editions Bayard, octobre 2011, 279 pages, 14,90 €,autobiographie

Quatrième de couverture :

“Il est insupportable, vaniteux, orgueilleux, brutal, inconstant, humain. Sans lui, je serais mort de décomposition. Abdel m’a soigné sans discontinuité, comme si j’étais un nourrisson. Attentif au moindre signe, présent pendant toutes mes absences, il m’a délivré quand j’étais prisonnier, protégé quand j’étais faible. Il m’a fait rire quand je craquais. Il est mon diable gardien.”

L’histoire vraie de la rencontre improbable du riche privilégié tétraplégique et du jeune beur de banlieue a inspiré les réalisateurs Olivier Nakache et Eric Toledano pour leur nouveau film “Intouchables”, avec François Cluzet et Omar Sy.

En 1993, Philippe Pozzo di Borgo est directeur délégué des champagnes Pommery (groupe LVMH) lorsqu’une chute en parapente le laisse tétraplégique. Il a 42 ans. Héritier de deux grandes familles françaises, il découvre l’exclusion à la suite de cet accident. Abdel, issu de l’immigration, devient son “diable gardien”, et le maintient en vie pendant 10 ans entre drames et farces. Voici la nouvelle édition augmentée du récit des dix dernières années, qui inspira le scénario du film.

Mon avis :

Pas d’extrait car il y en a déjà un dans la quatrième de couverture.

Le bibliothécaire, en me donnant le livre, m’avait prévenu : “attention, c’est l’histoire vraie, pas le film !”. Il a bien fait !

C’est un livre intéressant, qui dit la douleur comme les bons moments, qui m’a fait découvrir la vie d’un tétraplégique.

Philippe Pozzo di Borgo commence son livre en parlant de son passé, de jeune enfant à l’adulte qu’il est devenu, avant ses 42 ans. Puis arrive le moment de l’accident, dont il ne parle pas : il y a un avant, puis un après. La vie bascule dans le silence et l’enfer qui suit avec la mort de sa femme.

Un livre qui m’a dérouté par moment, d’autant plus que j’avais vu le film et que je pensais y retrouver quelques anecdotes ; ça a été le cas dans la deuxième partie du livre : le “Diable Gardien”, mais souvent c’est différent.

J’ai également apprécié la préface. En voici un extrait : “Je voulais écrire un livre qui ne soit pas un simple divertissement. Je ne voulais pas faire du malheur un portrait “réaliste”, avec sa dose de ressentiments et bons sentiments qui confinent à la condescendance. Pas non plus d’optimisme de commande, dérisoire mensonge !”. Mission accomplie !

Mais il faut savoir que son histoire ne s’arrête pas à la tétraplégie, mais à l’humain qui se découvre aussi dans l’amour d’une femme…

Un livre qui se lit très vite, d’un style agréable, une autobiographie sans concession tout comme peut l’être la vie.

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Classé dans autobiographie