Archives mensuelles : février 2012

La Pierre des Larmes

La Pierre des Larmes, tome II, de Terry Goodking, traduit de l’anglais par Jean-Claude MALLE, Editions Bragelonne, 2009

Quatrième de couverture :

“Richard, Zedd et Kahlan croyaient en avoir fini avec les ténèbres. Mais leur victoire sur le tyran Darken Rahl a des conséquences terribles qu’ils ne pouvaient imaginer. Le voile qui sépare le monde des vivants et le royaume des morts s’est déchiré. Le gardien sera bientôt en mesure de le traverser.

Il a déjà réveillé ses serviteurs. Leurs vengeances sèment le feu et le sang. Désormais, le danger est partout, il rôde et nul ne peut lui échapper. Pour Zedd le sorcier, l’unique espoir réside en une certaine pierre, la petite fille qui la porte… et le Sourcier de Vérité.

Richard est face à son destin. Car, s’il refuse d’être un magicien, il n’en subit pas moins les atroces souffrances liées à ce don. S’il n’apprend pas la magie, il mourra. Les Sœurs de la Lumière la lui enseigneront, à condition qu’il se soumette. Or pour rien au monde Richard ne veut revivre le cauchemar d’être un esclave.Mais s’il renie son héritage, il condamne l’avenir du monde.

Une seule personne détient le pouvoir de faire accepter à Richard ce qu’il abhorre : Kahlan, la mère inquisitrice. Pour sauver Richard et son peuple, elle devra tout sacrifier et déclencher une guerre qui emportera tous ceux qu’elle aime.

Malheur à ceux qui négligent la deuxième leçon du Sorcier…”

Terry Goodking est le nouveau prodige de la Fantasy américaine. En quelques mois, son cycle de l’Epée de Vérité est devenu un best-seller international, vendu à plus de 20 millions d’exemplaires, réussissant l’exploit de rassembler tous les publics sous sa bannière.

Traîtrise, aventure, intrigue, amour, tous les ingrédients sont réunis dans ce cycle pour en faire la plus grande fresque de Fantasy depuis Tolkien. Ce roman est la suite inédite en France de la Première Leçon du Sorcier.

Extrait : (p.9, les premières phrases du roman)

Rachel serra la poupée contre sa poitrine et regarda la silhouette noire qui l’épiait, cachée dans les fourrés.

Mais l’épiait-elle vraiment ? Difficile à dire, puisque les yeux de la créature étaient aussi sombres que son corps, sauf quand la lumière s’y reflétait. Dans ces moments-là, ils émettaient une vive lueur jaune.”

Mon avis :

On est dans l’action dès les premières phrases… Ce livre m’a fait voyager, me déconnecter du temps qui passe au point de devoir me forcer à le fermer pour dormir à une heure raisonnable !

Cette fois, il m’a manqué parfois un peu de subtilité, quelques aventures étaient un peu prévisibles, et les personnages un tout petit peu caricatural par moment dans leurs réactions.

Mais qu’est ce que j’ai aimé… Malgré tout, j’ai souvent été surprise. J’ai avancé au même rythme que Richard, le comprenant… ou pas… Sourire, car j’avais en tant que lectrice quelques petites avances sur lui !

Tout comme Richard, on se fait apprivoiser par quelques personnages dont on doute au premier abord, puis à qui l’on fait confiance, à tort ou à raison…

Et si c’est l’histoire d’un sourcier-sorcier, c’est avant tout une belle histoire d’hommes et de femmes, de famille, d’amitié… Et c’est cela qui en fait sa véritable magie !

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Classé dans fantasy

Le Codex Maya

Le Codex Maya, Décembre 2012, le compte à rebours a commencé, d’Adrian D’HAGE, First Editions, aventure-thriller-histoire, 2011.

 Quatrième de couverture :

Le Codex Maya : les secrets seront-ils déchiffrés à temps ?

Dans les profondeurs de la jungle guatémaltèque se cache depuis la nuit des temps le Codex Maya, un mystérieux texte prophétisant la fin du monde en décembre 2012.

Prête à tout pour retrouver le document sacré, la jeune archéologue Aleta Weizman peut compter sur l’aide de l’agent de la CIA chargé de la surveiller, Curtis O’Connor.

Mais si découvrir le Codex pouvait sauver notre civilisation, pourquoi des forces puissantes à Rome et à Washington tentent par tous les moyens de les en empêcher ?

Des antichambres du pouvoir de l’Allemagne nazie aux couloirs de la Maison Blanche, des archives secrètes du Vatican aux pyramides des cités perdues d’Amérique Centrale, un thriller palpitant à la poursuite d’un texte qui pourrait sauver l’humanité… avant qu’il ne soit trop tard.

“Adrian D’Hagé allie la superstition de la fin du monde à une enquête à la Da Vinci Code dans ce thriller captivant”.

Courrier Mail

Adrian D’Hagé est un auteur aux multiples facettes : ex-général, responsable de la sécurité des JO de Sydney, licencié en théologie et spécialiste de la question du Moyen-Orient… Autant d’expériences qui nourrissent ses thrillers.

Extrait : P. 21 (les 1ères phrases du chapitre 1) :

“Le Professeur Levi Weizman retira la figurine de jade du grand coffre mural pour la poser sur un bureau. D’un vert laiteux, elle avait été sculptée en forme de Kapokier, le Yaxche, l’Arbre de Vie rêvée par les anciens Mayas. La puissante silhouette d’un jaguar mâle avait été gravée sur les racines.”

Mon avis :

Un livre qui ne laissera personne indifférent : on aime, ou pas ; on le lit ou on s’arrête rapidement. Le prologue nous campe la situation actuelle d’Aleta Weizman, archéologue comme son grand-père, le Professeur Levi Weizman. Et sur ses traces, elle continue la quête du Codex Maya tout en recherchant la vérité sur son passé.

Passé qui nous attrape dès le premier chapitre… L’auteur fait là un terrible devoir de mémoire, nous plaçant du point de vue d’Himmler, un nazi dont le nom pourrait raviver des souvenirs tout aussi terribles.

Même si j’avais été avisée par la quatrième de couverture que l’Histoire viendrait se mêler à l’histoire du roman, il m’a parfois fallu sauter quelques lignes pour essayer d’échapper à l’horreur de la réalité de la seconde guerre mondiale. Par moments, j’avais même envie de sauter à la gorge de ce personnage, Himmler, c’est dire !

Puis nous revenons au temps présent, un temps apaisé pour nous autres mais mouvementé pour la jeune archéologue. Aleta nous fait voyager en Autriche, Allemagne, au Guatémala,… en voiture, train,avion, bateau… à un rythme trépidant. L’écriture s’accélère, et l’angoisse tant ressentie au début du roman, se trouve propulsé au second plan. La question qui m’a taraudé tout au long de cette lecture était : “va-t-elle s’en sortir vivante et réussir là où son grand-père n’a pas pu terminer ses recherches ?”

Ce livre m’a marqué, non pas sur l’aventure du Codex, qui est très bien écrite, mais surtout pour cette période de l’Histoire de notre monde. Au point qu’il m’a fallu prendre du recul, même pour écrire cet avis… (mais ceux qui me connaissent bien savent que je suis impressionnable).

C’est un livre pour ne pas oublier… même s’il surfe sur la tendance actuelle de “fin du monde”.

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Classé dans roman historique, thriller

Chouette, une ride !

Chouette, une ride ! d’Agnès Abecassis, éditions Calmann-Levy, roman, 2009

Quatrième de couverture :

 Jusqu’à présent, ma vie était hyper plan-plan. Genre marmots, boulots, dodo sauf que pour moi, le boulot ça se passe à la maison, scotchée à un clavier d’ordinateur.

Ben oui, mon job, c’est un écrivain (célèbre). Mais dernièrement tout a basculé :

– Un beau gosse dans la rue m’a appelé Madame ;

– Il m’a fallu une traduction simultanée pour comprendre ce que me disait une ado ;

– Une vendeuse mielleuse m’a suggéré une crème anti-âge ;

– J’ai surpris des copines en train de trafiquer leur date de naissance.

Et là, d’un coup, j’ai réalisé que j’avais trente-six ans. C’est à dire techniquement, presque quarante. Donc bientôt cinquante.

A votre avis, je fais quoi ? Je déprime ou je positive ?

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Agnès Abecassis, elle au moins, n’a jamais caché son âge, elle est née le 16 Mars. Suite à 15 années d’études (en comptant depuis le CP), elle est devenue journaliste, scénariste et illustratrice.

Après les “Tribulations d’une jeune divorcée”, “Au secours, il veut m’épouser” et “Toubib or not toubib”, elle signe ici sa quatrième comédie déjantée.

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Extrait :

“Un flash illumine la pièce.

Puis un autre.

Je me retourne, et découvre deux clientes en train de me mitrailler avec leur mobile.

Oh non.

Figée, je réalise que des photos de moi, la tête dans une papillote fourrée à la purée de goudron, sont désormais entre les mains d’inconnues au sourire niais.”

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Mon avis :

Quelques heures de pure détente, de bonne humeur, de pêche, voilà ce qui vous attend !

On suit avec plaisir quelques mois dans la vie d’une auteure de thrillers où même le quotidien a sa vie propre et parfois complètement incroyable.

Je n’ai pu m’empêcher d’éclater de rire par moments tant l’histoire était comique ! Le temps de lire cette histoire, je me suis vue écrivain, à sa place, dans ces situations cocasses … Que d’imagination !

Un pur bonheur !

Un livre à lire absolument un jour de pluie, de soucis, pour se changer les idées.

Un livre à lire de toute urgence !

Car, chouette, j’ai une ride !!

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Classé dans roman

Combien d’années

Combien d’années – Quand les vents soufflent sur le Bassin, de Karine Denis, Editions A4PM, 2011, roman

photo de la couverture du livre supprimée à la demande des EDITIONS NYMPHES DE LA MER

Quatrième de couverture :

Le vent nous pousse, nous porte et nous emporte. On ne sait pas si l’on prend les bonnes décisions au bon moment. On ne sait pas si l’on s’engage dans la bonne direction.

Plusieurs chemins s’offrent à nous, a-t-on choisi le bon ?

Nos vies sont semblables à l’océan, au temps, aux changements des saisons, aux vagues et au renouvellement des marées. Les années passent et un jour, un évènement vient tout bouleverser.

Après son accident de voiture, Valérie se rend compte de la chance qu’elle a d’être encore en vie. Tout prend un nouveau sens, elle est heureuse, mais sa rencontre avec Pierre va tout faire chavirer et la plonger dans une histoire pleine de surprises et de rebondissements. Son amour pour ses enfants et pour le Bassin d’Arcachon nous emporte tout au long du livre sur la côte aquitaine. L’héroïne nous fait partager son vécu, ses émotions et les aléas de sa vie. Laissez-vous emporter quand les vents soufflent sur le Bassin d’Arcachon.

Extrait (page 107) :

Extrait supprimé à la demande des EDITIONS NYMPHES DE LA MER

Mon avis :

Déçue… Terriblement déçue..

Je m’attendais soit à avoir des paysages du Bassin plein la tête, soit à entrer dans l’histoire de l’héroïne, Valérie, soit idéalement, les deux !

Hélas, à aucun moment, je n’ai oublié que je lisais un livre fait de papier et d’encre.

C’est un premier roman que je soupçonne d’être un peu (beaucoup) autobiographique. L’héroïne, très belle, est parée de toutes les qualités et les autres personnages sont aussi noirs qu’elle est blanche, ils manquent de nuances pour moi.

Il y a de l’idée, mais je n’ai pas trouvé le fil conducteur. Ainsi, dans la préface (je présume…) qui dure jusqu’à la 34ème page, l’héroïne a deux enfants : une fille de 5 ans et un bébé de 4 mois. Puis on part dans son passé : au début de l’histoire proprement dite, elle a 18-19 ans. Et à la fin du livre, ses deux enfants vont à l’école alors que je m’attendais à ce qu’ils aient le même âge qu’au début du livre afin de boucler la boucle. Je déplore également les fautes de Français, trop nombreuses pour pouvoir être oubliées. Pourquoi soudainement, au début de l’histoire, le style change tout comme la police de caractère ?

Je reste sur le sentiment que l’histoire est superficielle, manquant d’émotions, sans doute par trop de pudeur de l’auteure. Par exemple, j’aurais voulu qu’il y ait des détails lors des moments-clés comme dans l’extrait ci-dessus :  un débat long et houleux… mais quoi exactement ? Une dispute ? Un débat passionné ? Ou encore des détails sur Pierre et Valérie au moment de la véritable rencontre, quand ils vont sortir ensemble. Quels sentiments pour elle ? lui ? Faisait-il beau ? doux ? Et le premier baiser : l’a-t-il transporté ? ou fait frissonner ? ou … J’aurais vraiment voulu davantage de précisions pour tous ces moments-clés de l’histoire, ce qui m’aurait permis de m’identifier au personnage, ou de rentrer dans l’histoire.

Enfin, j’ai préféré le style de la préface où je pouvais me laisser aller au rythme que le Bassin imprimait dans les mots écrits.

Du coup, je trouve que 19 euros, c’est vraiment trop cher pour la lecture que j’en ai retirée par rapport à celle que j’avais espérée ;  d’autant plus que la publicité pour un café, un restaurant… se voit bien trop et n’aide pas à accrocher à l’histoire.

J’aurais également souhaité trouver une petite biographie sur l’auteure en quatrième de couverture, juste quelques mots, qui précisent par exemple que c’est le premier roman d’une parolière, où elle aurait pu se présenter brièvement.

A la fin du livre se trouvait une adresse mail où joindre l’auteure, ce que j’ai fait, afin qu’elle puisse avoir un droit de réponse si elle le souhaitait. Voici ce qu’elle m’a répondu :

Bonsoir et merci d’avoir lu mon roman.

Vous êtes la première personne déçue parmi les nombreux mails que je reçois chaque jour , qui sont très encourageant pour la suite.

J’ai conscience qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et que chaque histoire est différente.

Les amoureux de la région, certains journalises et chroniqueurs radios ont vraiment appréciés ce livre.

J’ai payé une société pour la correction du manuscrit, mais effectivement il reste quelques fautes comme dans beaucoup de livre qui sont sur le marché.

Moi-même ayant relevé certaines fautes d’inattention, j’ai rectifié les fautes dans la prochaine réimpression du roman.

Ceci est mon premier roman, je suis désolée qu’il ne vous ait pas plu et j’espère que vous trouverez satisfaction dans la suite de mes œuvres.

L’histoire n’est pas autobiographique , c’est indiqué à la fin du livre.

Cordialement.

Karine Denis”

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En raison du copyright, les éditions Nymphes de la Mer m’ont demandé d’enlever l’extrait et la couverture du livre de Karine Denis. Je m’interroge cependant sur le droit qu’elle a d’agir ainsi alors que je parlais du livre édité par les Editions A4PM !!! Comme quoi, tout va toujours très bien quand on dit c’est super, j’ai adoré que quand on dit qu’on est déçu… 

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Classé dans roman