Archives mensuelles : janvier 2012

Le pardon et la grâce

Le pardon et la grâce, de Susan Howatch, traduit par Sabine Boullongne, Editions Le Grand Livre du Mois, 1999, roman.

Quatrième de couverture :

“Londres, début des années 80. Il aura suffi qu’Alice, jeune femme complexée et solitaire, rencontre le très charismatique père Nicholas Darrow, pour que son existence bascule. Ce dernier va l’accueillir à Saint Benet, le centre de guérison qu’il dirige, où, en compagnie de médecins et de psychologues, il accomplit des prodiges sur des cas souvent désespérés. Alice va tenter d’y réapprendre à vivre. Mais très vite, cette communauté de pure compassion se révèlera un univers animé de passions aussi secrètes qu’ambigües.

Il y a là le père Lewis, vieux traditionnaliste irascible, prisonnier de ses frustrations, le jeune vicaire Stacy, qui doute de sa vocation, la généreuse Francie qui rêve d’être aimée à son tour, et l’énigmatique Rosalind, l’épouse de Nicholas. Trop de personnages gravitent autour de Nicholas Darrow. Lui-même, tout entier tourné vers ses ambitions de thaumaturge, parviendra-t-il à conserver son intégrité ?

Une œuvre envoutante et attachante où l’on retrouve la finesse d’analyse des grandes romancières anglaises. Un roman puissant sur la foi. “Le pardon et la grâce” nous rappelle que toute quête spirituelle se trouve inévitablement confrontée aux abimes du coeur humain.”

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Susan Howatch est l’auteur de nombreux romans à succès traduits dans le monde entier dont “Pennarick” et “La roue de la fortune”. Elle a fondé une chaire de théologie et de sciences naturelles à Cambridge.

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Une phrase du roman (les deux premières) :

“Je me souviens précisément du moment où les miracles ont débuté. C’est quand j’ai rencontré Nicholas Darrow et que je suis tombée amoureuse de lui.”

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Mon avis :

En un mot : mitigé. J’avais lu le résumé en diagonale et bien compris qu’il s’agissait d’un prêtre et, pour moi, d’une sorte de maison de convalescence.

Or, au début du livre,  je me trouve confrontée à un prêtre guérisseur d’une religion qui m’était inconnue (anglicane) et j’ai même cru un instant que ça allait m’amener à une secte ! C’était étrange… J’ai failli refermer le livre et m’arrêter là, comme cela peut m’arriver mais c’est si rare.

J’ai pris la décision de continuer cette lecture, de lui donner une seconde chance mais j’étais prête à le refermer aussi sec si les mots que j’y trouvais venaient encore heurter ma sensibilité. Je n’ai pas vraiment regretté. De là à dire que j’ai été emballée, loin s’en faut !

L’intrigue m’a pris au dépourvu, l’histoire avance avec les différents personnages, chacun ayant sa partie dans le livre. Et finalement, chacun amenait un point de vue qui donnait une véritable compréhension de l’histoire et de ses personnages.

J’ai été surprise au début, au milieu et à la fin  du roman. J’allais de rebondissements à des situations étranges ou compliquées pour finir à la compréhension.

L’auteure a su analyser avec précision, grâce aux caractères de ses personnages, ce qui fait qu’un être humain est un être humain.

Je vais le rendre à la bibliothèque avec plaisir… et si quelques uns d’entre vous l’ont lu :  s’ils pouvaient me dire ce qu’ils en pensent ?

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La première leçon du sorcier

La première leçon du sorcier, l’épée de vérité, tome 1 de Terry Goodking, traduit par J-C Malle, Fantasy, 2005, Editions France Loisirs.

Quatrième de couverture :

“Jusqu’à ce que Richard Cypher sauve cette belle inconnue des griffes de ses poursuivants, il vivait paisiblement dans la forêt. Elle ne consent à lui dire que son nom : Kahlan. Mais lui sait déjà, au premier regard, qu’il ne pourra plus la quitter. Car désormais, le danger rôde en Hartland. Des créatures monstrueuses suivent les pas de l’étrangère. Seul Zedd, son ami le vieil ermite, peut lui venir en aide… en bouleversant son destin. Richard devra porter l’Epée de Vérité et s’opposer aux force de Darken Rahl, le mage dictateur.

Ainsi commence une extraordinaire quête à travers les ténèbres. Au nom de l’amour. A n’importe quel prix.”

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En quelques mois, son cycle de “L’Epée de Vérité” est devenu un best-seller international, vendu à des millions d’exemplaires. Pour la première fois depuis Terry Brooks, un auteur a de nouveau réussi l’exploit de réunir tous les publics sous sa bannière. Traitrise, aventure, intrigue, amour : tous les ingrédients sont réunis pour en faire la plus grande fresque de Fantasy depuis Tolkien.

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Extrait du livre (page 92) :

“Quand Zedd revint, un objet étroit et long calé sous le bras, Kahlan se leva d’un bond.

Richard reconnut le fourreau d’une épée.

Son amie se plaça devant lui comme pour le protéger.

– Ne faites pas ça, Zedd ! implora-t-elle.”

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Mon avis :

Une histoire prenante, malgré un passage… de tortures, il faut bien le dire, mais où la Mord Sith, la “tortureuse”, nous explique comment elle en est venue à devoir briser les hommes…

Des personnages attachants avec lesquels on traverse l’histoire de Richard avec beaucoup d’affection, de compassion ou d’amitié.

Un livre que j’ai dévoré, prise par un enchantement (?), au point qu’il me tarde de lire la suite (il reste 10 tomes, de quoi satisfaire mon envie, non ? sourire).

Mais un livre que je réserverai en priorité aux personnes aimant le style Fantasy, et pour celles et ceux qui ne connaissent pas je pense que c’est un excellent choix pour démarrer.

Lianes empoisonneuses, dragons, inquisitrice, voilà ce que vous rencontrerez dans ce livre mais, s’il y a quelques sorciers, un méchant vraiment “affreux vilain”, pas de vampires ni autres choses peu ragoutantes ! Bien sûr,toutes péripéties menées à bien méritent de l’action. Vous serez exaucés !

Un chouette livre, vraiment ! A lire sans hésitation.

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Le Miroir de Cassandre

Le Miroir de Cassandre, de Bernard Werber, Editions Albin Michel, 2009, roman

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Quatrième de couverture :

« Et vous, que feriez-vous si vous pouviez voir le futur et que personne ne vous croie ? »

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Une phrase du roman :

« Sur le cadran de sa montre à gousset, s’inscrit « Possibilité de mourir dans les 5 secondes : 63 % ». La sueur coule sur son front et dégouline dans son dos. »

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Mon avis : 

De nos jours, Cassandre, une jeune orpheline de 17 ans, se réveille la nuit après avoir rêvé d’attentats terroristes, attentats auxquels personne ne veut croire et qui, pourtant, se réalisent… Elle fuit son directeur de pensionnat, qui pourtant détient des clés de son passé, et se retrouve dans le village de « la Rédemption », village au milieu d’une décharge où vivent quatre clochards qui ne lui veulent pas que du bien… du moins en apparence ! Car finalement, on se prend à les apprécier, ces lascars ! Et ils sont loin d’être sans coeur…

On suit, parfois à bout de souffle, les aventures de Cassandre. On se pose les mêmes questions qu’elle en même temps. On vit avec elle les péripéties qui se succèdent, comme si on y était vraiment. On tombe d’étonnement et parfois même d’admiration devant le caractère de Cassandre qui nous emmène au bout d’elle-même, au bout de sa vérité et de son histoire. Car de tout ce qui s’est passé avant ses 13 ans, elle a tout oublié… On note des moments un peu étranges, comme son analyse des prénoms : violaine = Viol-Haine… mais qui s’expliquent par son autisme qu’on ne comprend qu’en cours d’histoire.

En arrière-plan, se trouve la trame de Cassandre, héroïne de la mythologie grecque : fille du Roi Priam, elle reçoit d’Apollon le don de voir le futur contre sa promesse de faire l’amour avec lui… mais finalement, elle se rétracte, se refuse à lui, et Apollon, vexé et qui ne peut lui retirer ce don,  rajoute une malédiction : « Quand Cassandre affirmera avoir eu une vision de l’avenir, personne ne la croira. »

Et quand enfin la vérité surgit, on refait à l’envers le chemin qu’elle a parcouru et tout s’éclaire d’une compréhension nouvelle qui mène à la logique ! 

Un roman troublant, qui mêle la mythologie grecque à une certaine réalité d’aujourd’hui.

Un livre que je n’ai pas pu lâcher une fois que je l’ai ouvert.

Une histoire différente de la série des Dieux et qu’on a plaisir à lire !

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NOTES DE L’AUTEUR

C’est l’histoire de Cassandre, une jeune fille de 17 ans qui a le don d’entrevoir le futur mais la malédiction de ne pas être écoutée.
Elle va connaitre des aventures extraordinaires qui vont lui permettre de devenir non seulement une femme mais aussi quelqu’un qui a conscience de tout ce qu’il se passe
sous tous les angles.

Elle part du plus difficile, l’autisme et la non communication avec autrui et va progressivement évoluer pour devenir un être beaucoup plus sensible que la moyenne.

Un gros roman de suspense qui se démarque du reste de mes ouvrages par son coté réaliste et psychologique. Le miroir de Cassandre traite aussi de l’autisme, de la futurologie, des lois de probabilités, avec en toile de fond une grande histoire d’amour.

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La Promesse de l’Ange

La Promesse de l’Ange, de Frédéric Lenoir et Violette Cabesos, Editions Albin Michel, 2004, thriller théologique

.Quatrième de couverture :

« Rocher battu par les tempêtes, lieu de cultes primitifs sanctifié par les premiers chrétiens, le Mont Saint Michel est loin d’avoir révélé tous ses secrets. Au début du XIXème siècle, les bâtisseurs des cathédrales y érigèrent en l’honneur de l’Archange, prince des armées célestes et conducteur des âmes dans l’au-delà, une grande abbaye romane.

Mille ans plus tard, une jeune archéologue passionnée par le Moyen-Age se retrouve prisonnière d’une énigme où le passé et le présent se rejoignent étrangement.

Meurtres inexpliqués, amours périlleuses, secrets millénaires… sur le chemin du temps, de la passion, de l’absolu, la quête de Johanna la conduit inexorablement aux frontières d’un monde dont on ne revient pas indemne. »

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« Roman initiatique, thriller métaphysique, un suspense érudit et fascinant de Violette Cabesos, romancière, et Frédéric Lenoir, philosophe et écrivain. »

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Extrait du livre (page 149) : 

« On aurait dit qu’elle le voyait pour la première fois. Débarrassée de l’angoisse et de l’incertitude, Johanna levait les yeux au double ciel de pierre, en forme d’escalier. Elle souriait. »

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Mon avis : 

Partir dans l’intrigue de ce livre a été par moments un peu déroutant pour moi. Deux écrivains pour un seul livre, deux écritures pour une seule histoire, j’avoue que cela m’a gêné au début, mais pas très longtemps… Passés quelques chapitres, j’ai trouvé une harmonie qui m’a fait plonger dans cette aventure. Cette histoire est captivante, mêlant la vie de Johanna, jeune archéologue, à celle de Frère Roman, moine de son état.

« Il faut creuser la Terre pour trouver le Ciel », voilà l’énigme que Johanna doit résoudre. C’est le fil conducteur tout au long de ce roman de 489 pages. On suit ses péripéties d’amoureuse de la pierre, d’amoureuse d’un rêve, d’amoureuse d’un homme…

En parallèle, mille ans plus tôt, on suit Frère Roman, amoureux des pierres lui aussi, homme qui tombe en amour, à son coeur défendant, de la belle Moïra, celte et chrétienne, Moïra qui lui confiera son secret, secret qu’on connaîtra le moment voulu.

Des meurtres inexpliqués se succèdent ainsi, exécutés selon le même principe, de nos jours comme mille ans plus tôt… Tout au long de la lecture, malgré les clés distribuées avec parcimonie (du moins, j’en ai eu cette impression, sourire), nous cherchons à résoudre cette énigme, tout comme le fait Johanna… Le rythme est rapide, et l’on plonge dans l’histoire sans vraiment s’en rendre compte. Insensiblement, on s’accroche à la vie de Roman, à ses doutes, passions… passion dont a hérité Johanna !

Ce livre, rempli d’Histoire, celle de bâtisseurs de cathédrales, est une histoire de courage et de persévérance. De toute façon, notre destin nous rattrape tous, à un moment donné.

Si j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, une fois ce petit miracle accompli, j’ai vécu quelques heures magnifiques en compagnie de Johanna et de Frère Roman. Et quand la dernière page est arrivée, que j’ai su tous les tenants et aboutissants, que j’ai refermé ce livre, je suis restée encore quelques instants dans l’ambiance qu’ont su créée les auteurs…

A lire absolument si vous voulez apprendre un bout de l’Histoire du Mont Saint Michel, anciennement Mont Tombe…

A lire si vous aimez les thrillers…

A lire si vous aimez les belles histoires !

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Classé dans thriller