Archives mensuelles : décembre 2011

La Belle Chocolatière

La Belle Chocolatière de Bernadette Pécassou-Camebrac, Edition Flammarion, 2001

Quatrième de couverture : 

« En décembre 1856, dans sa maison cossue de la ville haute, Sophie essaie une somptueuse crinoline. L’épouse de Louis Pailhé, pharmacien et chocolatier, veut être élégante pour le bal du Nouvel An, donné par le ministre Achille Fould, grand organisateur des fastes de l’Empire.

La Belle Chocolatière ignore qu’elle va y rencontrer Abel, un hussard ténébreux. Avec lui, elle découvrira la passion. Sa vie en sera bouleversée et, d’enfant gâtée, elle se muera en femme responsable.

Dans les bas quartiers de Lourdes, la vie est plus dure. Le choléra a sévi l’année précédente, s’ajoutant à une misère noire. Les hommes sont au chômage. Les femmes ont faim et froid. Les enfants se rendent souvent à Massabielle, au bord du Gave, pour ramasser du bois et gagner quelques sous.

Un jour, l’une d’entre eux, Bernadette Soubirous, annonce qu’elle a vu la « Dame Blanche ». Si les hommes se moquent d’elles, les femmes s’activent. A force de solidarité et d’amour, elles se préparent à mettre en place ce qui sera le principal lieu de pélerinage du monde. »

Bernadette Pécassou-Camebrac est journaliste. Elle a réalisé de nombreux reportages et documentaires, dont une soirée thématique pour Arte sur Lourdes. Pour écrire « La Belle Chocolatière », son premier roman, elle s’est inspirée de personnages et de faits réels. 

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Une phrase du roman : 

« Sophie observait les gouttes de l’hiver ruisseler le long des vitres quand elle vit la porte du Français s’ouvrir et Thérèse Millau se diriger tout droit vers sa maison, courant presque, ce qui donnait un air des plus comiques à sa silhouette trapue et lourdaude. »

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Mon avis : 

Un roman dans lequel j’ai eu un peu de mal à entrer mais dans lequel j’ai fini par plonger vraiment.

Une histoire fondée sur des faits réels mais romancés, dans laquelle on se prend d’affection pour les personnages au fur et à mesure des pages, une histoire qui raconte la part faite aux femmes de ces années 1850, où la femme était sous la coupe d’un mari tout puissant, où si la femme était de la ville haute, elle ne se souciait que de la mode et du luxe, tandis que dans la ville basse, on a froid et faim.

Et si l’histoire se passe au moment où Bernadette Soubirous voit les apparitions de la « Dame Blanche » comme elle l’appelle, ce n’est pas du tout son histoire que l’auteure raconte, mais celle des villageois de Lourdes, leur quotidien, et c’est vraiment intéressant.

C’est un premier roman, roman de la solidarité féminine et du courage, roman des femmes qui écoutent leur coeur. Je n’en ai pas lu d’autres d’elle (pour le moment), et je trouve que c’est plutôt réussi. Une belle découverte pour moi.

A lire si l’on a envie d’en apprendre davantage sur cette période de l’histoire et sur ce lieu en particulier, avec un bon moment de lecture en perspective !

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Classé dans roman historique

Le Secret des Glaces

Voici un livre que j’ai lu il y a peu : Le Secret des Glaces, de Philip Carter, Editions France Loisir, 2011 (roman historico-ésotérique)

Quatrième de couverture : 

« Aux origines, au plus profond de la Sibérie : Un secret ancestral, protégé par une lignée d’élues, convoité par des hommes prêts à tout pour se l’accaparer.

De nos jours, en Californie : Quand Zoé découvre qu’elle est la nouvelle héritière de cette lignée, il est trop tard. Les tueurs l’ont déjà identifiée et sont à ses trousses. Le temps presse : lancée dans une incroyable course-poursuite à travers le monde, elle doit déchiffrer énigmes et mystères afin de retrouver le secret, avant qu’il ne tombe entre de dangereuses mains. Dans sa quête, elle sera aidée par un agent spécial. Mais est-il vraiment son allié ? 

Une élue ne peut faire confiance à personne…

Qui s’emparera du secret ? Qui sera tué ? Qui survivra ? »

Mon avis :

Un secret de famille, un secret convoité par des hommes prêts à tout, y compris à tuer. Dès la première phrase du livre, nous sommes dans l’ambiance : « A la seconde où l’étranger entra dans le cercle de lumière projeté par le feu de camp, Rosie sut qu’il venait pour la tuer. »

Chaque phrase, chaque mot nous emmène dans une course folle, à travers les rues, à travers les pays. Zoé, le personnage principal, saute, plonge, se sauve, court… Les histoires de tous les personnages, les époques, tout cela se tamponne, se mêle et se complète pour arriver au dénouement final. Chaque page est remplie de suspense, et en filigrane de la quête, se dessine une histoire d’amour

Philip Carter est le pseudonyme d’un auteur de best-sellers, et je dirai bien qu’il pourrait s’agir de Dan Brown, l’auteur du Code Da Vinci, mais ça n’engage que moi.

Ce livre m’a emporté pendant les 692 pages. Ce gros pavé ne doit pas vous faire peur pour autant car il se lit facilement. Les personnages sont bien cadrés, humains, attachants. Malgré les nombreux meurtres qui ponctuent les chapitres, ce livre ne donne pas dans les détails et du coup ça passe,  je précise que je n’aime pas lire les polars à cause de tous les détails sordides, c’est dire !

Fiction et réalité se rejoignent dans une aventure où l’on court à chaque phrase, à chaque mot ! De l’assassinat de JF Kennedy à la quête de l’autel des ossements, j’ai été tenue en haleine du premier au dernier mot, je ne voulais qu’une chose : savoir ! un livre que je recommande, à lire le soir…

A lire si on a envie d’oublier le quotidien,

A lire si on veut se changer les idées.

A lire, c’est tout !

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Classé dans roman historico-ésotérique